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Eau contaminée à Shannon : les citoyens pourront déposer leur nouvelle preuve

Le Regroupement des citoyens de Shannon est autorisé à déposer devant la Cour supérieure deux rapports qui permettraient d'établir un lien entre la présence de trichloréthylène (TCE) dans la nappe phréatique et les nombreux cas de cancer à Shannon.

La Cour d’appel a rendu sa décision mardi après-midi.

Le Regroupement des citoyens pourra s’adresser à la Cour supérieure dans l’espoir d’ajouter ces études à leur dossier pour porter en appel le jugement rendu en 2012 sur la contamination de la nappe phréatique par le TCE.

La porte-parole du Regoupement des citoyens de Shannon, Marie-Paul Spieser, se réjouit de l’étape franchie mardi.

« J’ai des citoyens en arrière qui me poussent et j’ai le mandat de la représenter. On vient d’avancer toute la gang ensemble vers une victoire! »

Études d’experts dissidents

Les citoyens espèrent pouvoir inclure comme preuve les études d’experts dissidents de la Santé publique qui concluent que les cas de cancer sont plus élevés dans certains secteurs de Shannon qu’ailleurs.

Contrairement aux conclusions du comité d’experts de la Santé public dans une étude de 2016, le toxicologue Claude Tremblay notamment, qui faisait partie du comité, conclut que les risques de développer un cancer sont seraient de 3,5 fois plus nombreux que la norme dans certains secteurs de Shannon.

L'oncologue Pierre Band estime pour sa part que la Direction de la santé publique de Québec a commis « une erreur grave » dans son étude à Shannon en considérant les cas de cancer en fonction de toute la municipalité plutôt qu'uniquement en fonction de la zone exposée au TCE.

Le Regroupement des citoyens de Shannon se bat depuis plus d'une quinzaine d'années pour tenter de prouver que la présence du TCE dans l'eau, un dégraissant industriel utilisé pour l'entretien des équipements militaires, a occasionné de nombreux cas de cancers dans la municipalité, située tout près de la base de Valcartier.

Indemnisation

L’avocat du Regroupement des citoyens Shannon, Me Simon Pelletier, souligne que les nouvelles preuves sont importantes dans le but d’étendre le nombre de personnes qui pourraient bénéficier d’un dédommagement.

« Ça pourra avoir comme effet de changer le bassin de gens qui pourraient être indemnisés par le jugement à être rendu par la Cour d’appel et c’est également un élément factuel qui permet d’établir le lien causal entre l’exposition et l’apparition des maladies, ce qui est un élément important pour plusieurs citoyens à Shannon. »

Les citoyens de Shannon ont décidé de porter en appel le jugement rendu en juin 2012 qui avait conclu que seules les personnes ayant vécu dans un territoire très limité, et en 2001 seulement, avaient droit à un dédommagement maximal de 15 000 $.

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