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Eau du lac Saint-Charles : pas d'impact au CHU de Québec

Même si la présence de sels de déglaçage dans l'eau du lac Saint-Charles est problématique, elle n'a pas encore eu de répercussions sur les activités de dialyse au CHU de Québec, comme l'a laissé entendre le maire Régis Labeaume dimanche lors du dévoilement du rapport peu reluisant sur l'état de santé de la principale source d'eau potable de Québec.

Le maire parlait d'un « point de bascule », après lequel « on doit appeler les hôpitaux pour leur dire [qu'ils ne pourront] pas faire de dialyse parce que même l'eau traitée que nous produisons contient trop de sel ».

Le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Québec confirme qu'aucun traitement de dialyse n'a été annulé ou reporté jusqu'ici en raison d'une trop grande concentration de sel dans le lac Saint-Charles.  L'eau utilisée pour ces traitements est d'ailleurs purifiée et filtrée, assure-t-on au CHU.

La Ville a toutefois bel et bien un protocole qui prévoit qu'elle avertisse les hôpitaux si la qualité de l'eau du lac se dégrade.

Le CHU de Québec dit avoir été contacté une seule fois par la Ville pour cette raison, au printemps dernier, lors de la fonte des neiges. Des sels de déglaçage se sont retrouvés en grande quantité dans l'eau en raison de fortes pluies. Toutefois, la situation n'avait pas eu d'impact sur les soins offerts aux patients qui souffrent d'insuffisance rénale.

La menace de la 175

Reste que les sels de déglaçage sont l'un des facteurs importants de la dégradation de la qualité de l'eau du lac Saint-Charles, et ce, particulièrement depuis l'élargissement à quatre voies de la route 175 dans le secteur de Stoneham et Tewkesbury.

Lors de l'étude du projet il y a près de 10 ans, des environnementalistes sonnaient déjà l'alarme sur les conséquences néfastes de l'épandage de fondants et d'abrasifs sur les cours d'eau avoisinants.

Au lendemain du dépôt du rapport sur le lac Saint-Charles, le ministère du Transport affirme être à la recherche de solutions pour réduire les sels utilisés dans ce secteur, mais rappelle que sa mission première est d'assurer la sécurité des usagers de la route.

L'Association pour la protection du lac Saint-Charles souligne par ailleurs que la présence croissante de sel a aussi des impacts pour la faune aquatique. « Pour les poissons, la vie aquatique, pour l'habitat, que le sel augmente, ça a un impact. Ça a un impact sur les cyanobactéries, c'est un agresseur. Ça va faire que les cyanobactéries vont déclencher un mécanisme de défense et vont libérer des toxines », explique la directrice générale Mélanie Deslongchamps.

Le rapport dévoilé dimanche par la Ville de Québec révèle que le lac Saint-Charles a vieilli de 25 ans en seulement 5 ans.

Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques dit vouloir accompagner la Communauté métropolitaine de Québec dans la recherche de solutions.

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