Skibec alpin s'engage à ne plus utiliser d'engrais agricole pour l'entretien des pistes de bosses lors de compétitions à la Station touristique Stoneham. Ces produits, qui servent à durcir les bosses lors des températures plus chaudes, contribueraient à contaminer l'eau du lac Saint-Charles.

L'organisation qui fait la promotion du ski alpin de compétition dans les régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches dit vouloir jouer un rôle proactif dans ce dossier.

« On pratique un sport de compétition de plein air. La nature et notre environnement nous tiennent à cœur, c'est évident », assure son président, Nicolas Mazelier.

Selon lui, l'usage d'engrais à base d'azote, appelés communément « ciments à neige » dans le milieu, est loin d'être répandu. Les organisateurs de compétitions y auraient seulement recours lorsque le mercure surpasse le point de congélation, afin de prévenir la dégradation des parcours.

Des discussions sont en cours avec le centre de ski Le Relais afin d'adopter une politique similaire.

Chaque geste compte

Selon l'Association pour la protection de l'environnement du lac Saint-Charles et des marais du Nord (APEL), l'utilisation des « ciments à neige » n'est qu'un facteur parmi d'autres pour expliquer la dégradation de la qualité de l'eau du lac.

Les fosses septiques non conformes, les stations d'épuration inadéquates, le déboisement, l'usage de sels de déglaçage sur les routes ou d'engrais sur les terrains de golf ont des impacts beaucoup plus grands.

La directrice de l'APEL, Mélanie Delongchamps, croit que tout le monde doit collaborer dans ce dossier.

Elle souligne que la Station touristique Stoneham doit planter des bandes de végétalisation pour limiter l'érosion de son stationnement et réduire les rejets de sédiments dans la rivière Hibou.

« Nous avons une bonne collaboration de la station de ski », a tenu à préciser Mélanie Delongchamps.

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