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Eau potable : propositions irréalistes, selon un conseiller de Lac-Beauport

Après les élus de Stoneham, ce sont les élus de Lac-Beauport qui participaient jeudi soir à une rencontre avec la Communauté métropolitaine de Québec sur sa proposition de règlement pour protéger les sources d'eau. Les échanges ont été cordiaux, mais soulèvent le scepticisme du conseiller municipal Marc Bertrand.

Le conseiller et urbaniste à Lac-Beauport souligne tout d'abord que la communication a été rétablie avec la CMQ et le président et maire de Québec Régis Labeaume, lors de cette rencontre.

« La communication a été rétablie depuis hier, tous les documents que nous avons vont être fournis à la CMQ et en échange, tous les documents de la CMQ devraient nous être disponibles. Donc ça, c'est une très bonne chose », dit-il.

M. Bertrand met toutefois en doute la proposition de règlement de la CMQ qui selon lui, constitue une « charge à fond de train » contre les fosses septiques. Le conseiller soulève que le règlement prévoit interdire toute construction qui ne serait pas raccordée à un réseau d'aqueducs et d'égouts.

Or, la solution est irréaliste et impensable pour la petite municipalité construite en région montagneuse, croit le conseiller. « Tout ce qu'on dit c'est : "Vous allez adopter une carte qui vous interdit de construire si vous n'êtes pas sur un réseau." Mais pour Lac-Beauport, c'est majeur. Il y a des secteurs qui sont loin des réseaux », dit le conseiller.

Il affirme que, d'après une étude, raccorder 300 maisons du chemin du Lac Nord et du mont Tourbillon coûterait 50 millions de dollars, un somme faramineuse pour la municipalité de 7000 habitants.

Réglementation plus nuancée

M. Bertrand ne croit pas par ailleurs que la mesure engendrerait une amélioration substantielle de la qualité de l'eau potable. Marc Bertrand plaide pour une réglementation plus nuancée.

De son côté, la conseillère Sylvie Chartier ne croit pas non plus que la solution soit de relier les nouvelles constructions au réseau d'aqueduc et d'égouts. La conseillère qui salue par ailleurs l'ouverture dans les discussions et la place aux compromis croit qu'une solution à envisager serait de relier certaines résidences à un même système collectif de traitement des eaux usées.

Quant au conseiller Guy Gilbert il se préoccupe de l'avenir du centre de plein air Les Sentiers du Moulin. Il craint que le projet de construction d'un pavillon d'accueil pour assurer la rentabilité et la survie du centre ne puisse voir le jour, puisqu'il serait impossible de relier la bâtisse au réseau d'aqueduc et d'égouts.

Le projet de règlement de la CMQ sera présenté aux citoyens la semaine prochaine lors de rencontres publiques.

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