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Eau potable : un citoyen sur deux en faveur d'une taxe spéciale

Alors que la qualité de l'eau du lac Saint-Charles préoccupe l'administration Labeaume, un citoyen de la région de Québec sur deux se montre ouvert à payer une taxe spéciale pour protéger les sources d'eau potable, révèle un autre volet d'un sondage SOM réalisé pour ICI Radio-Canada à Québec.

Un texte de Stéphanie Filion

Deux mois après la divulgation d'un rapport inquiétant sur l'état de santé de la principale source d'eau potable de Québec, 10 % de la population se dit « tout à fait d'accord » avec l'idée d'imposer une taxe dédiée à cet enjeu, et 38 % des gens se montrent « plutôt d'accord ».

En contrepartie, la même proportion des répondants (48 %) se dit soit « plutôt en désaccord » ou « tout à fait en désaccord » avec cette idée.

« On veut protéger l'eau potable, mais quand c'est le temps de contribuer pour le faire, les avis sont plus divisés », constate Éric Lacroix, coprésident de la firme SOM.

Le maire de Québec se réjouit de voir que la moitié de la population serait prête à faire un effort financier supplémentaire pour la cause, même si l'imposition d'une taxe n'est « pas [son] objectif ».

Régis Labeaume interprète ces résultats comme un appui à son nouveau cheval de bataille - « le défi des prochaines années ».

« Vous n'avez pas idée du support qu'on a dans ce dossier. Ça corrobore exactement ce qu'on sait », soutient le maire.

La Communauté métropolitaine de Québec a annoncé ces dernières semaines plusieurs mesures pour protéger le bassin versant et la prise d'eau potable du lac Saint-Charles. La CMQ préconise le freinage du développement immobilier.

Pour un troisième lien

Le sondage SOM démontre également un appui marqué à l'aménagement d'un troisième lien entre Lévis et Québec afin d'améliorer la fluidité de la circulation.

Une majorité de répondants (58 %) estime qu'un tunnel sous-fluvial est le moyen à prioriser, alors que le service rapide par bus (SRB) obtient 37 % des appuis.

Le maire de Lévis se dit « étonné » de voir un appui « aussi élevé » de la population de la grande région de Québec à l'implantation d'un troisième lien.

En décembre dernier, un sondage commandé par son administration démontrait que 83 % des citoyens de Lévis appuyaient le projet de tunnel. Le sondage SOM montre un appui de 74 % des résidents de la Rive-Sud.

Ces résultats confirment au maire qu'il faut réaliser une étude de faisabilité approfondie sur le projet. « Il faut en avoir le cœur net. Combien ça coûte faire un lien sous fluvial? », demande Gilles Lehouillier, qui doit rencontrer sous peu le nouveau ministre des Transports, Jacques Daoust.

Le maire de Québec, de son côté, n'est pas surpris de constater que le transport en commun arrive deuxième. « C'est comme si on demandait aux gens de Lévis, est-ce que vous préférez le brocoli ou le chocolat? Je ne sais pas comment quelqu'un de Lévis, à moins qu'il adore le brocoli, ne peut pas répondre le chocolat », illustre Régis Labeaume.

Le maire Labeaume estime néanmoins que le service d'autobus rapide obtient l'appui de la population. « Le SRB est très soutenu ici à Québec et même à Lévis. » Selon le sondage, 41 % des résidents de la Rive-Nord croit que le SRB est la bonne solution pour réduire les problèmes de circulation.

Gilles Lehouillier précise que les deux projets ne sont pas opposés. « L'un n'empêche pas l'autre. »

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