Retour

Eau potable : une majorité de maires contre le règlement

Une majorité de maires de la MRC de la Jacques-Cartier croient qu'il faut rejeter le règlement de contrôle intérimaire (RCI) sur la protection du bassin versant du lac Saint-Charles, qui sera voté à la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ), mardi.

La mairesse de Lac-Beauport n'a pas décidé pour sa part si elle se rangera derrière leur position. En tant que préfète de la MRC, Louise Brunet se retrouve donc dans une situation délicate puisqu'elle seule a droit de vote à la CMQ.

Les maires de cinq municipalités sur neuf (Stoneham-et-Tewkesbury, Fossambault-sur-le-Lac, Lac-Saint-Joseph, Shannon et Saint-Gabriel-de-Valcartier) se sont prononcés contre le règlement lors d'une rencontre des élus à Shannon, lundi matin.

Les maires de Lac-Beauport, Sainte-Brigitte-de-Laval, Lac-Delage et Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier se montrent plutôt en faveur des normes de construction plus strictes afin de protéger les sources d'eau potable de la région, dont le lac Saint-Charles.

Louise Brunet se dit toujours en réflexion sur la position qu'elle adoptera. Elle pourrait ne pas se plier à la position de la MRC, ni à celle de son conseil municipal, qui rejette lui aussi les nouvelles normes d'encadrement de la construction.

« Ça ne sera pas un vote facile. Je pense qu'il y a beaucoup de problématiques en cause. Comme on a une MRC, comme il y a des municipalités qui n'étaient pas concernées par la situation et qu'elles n'avaient pas l'information, c'est une situation qui est assez complexe », explique-t-elle.

Des assouplissements applaudis

Le maire de Stoneham-et-Tewkesbury, Robert Miller, qui se dit le plus touché par les changements proposés, estime que les assouplissements annoncés vendredi sont insuffisants. Pour lui, le projet de règlement est « incomplet ».

« On va continuer à étudier et on verra comment on l'ajuste. Comme municipalité et comme maire, je ne me sens pas capable de vivre avec ça. »

Le projet de règlement actuel interdit toute construction reliée à une fosse septique ou qui se situe dans une pente supérieure à 15 % dans le bassin versant du lac Saint-Charles. Toutefois, vendredi, la CMQ a annoncé qu'elle entend permettre à tout propriétaires d'un terrain au 15 mars, date de l'adoption du règlement, de développer « leur projet de maison unifamiliale ».

La CMQ a besoin de l'appui de deux des trois préfets des MRC de la région pour adopter le règlement mardi.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine