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Écrasement d'hélicoptère : l'appareil est retiré de l'eau

L'hélicoptère qui s'est abîmé dans la rivière Restigouche dimanche a été retiré de l'eau par une excavatrice et les inspecteurs sont sur place pour examiner sa carcasse.

Un texte de Margaud Castadère et Luc Lapointe

L'hélicoptère se trouvait dans une partie peu profonde de la rivière située dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick. Les enquêteurs du Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) ont déclaré mardi après-midi avoir parlé avec la victime Michel Laplante. Toutefois, ils ont refusé de révéler les détails de cet entretien. L'enquêteuse Daphné Booth soutient que le bureau pourrait rencontrer encore une fois le seul survivant de l'écrasement. 

« Les enquêtes sont complexes, donc on va prendre tout le temps qu'il faut pour tirer les conclusions. On a pris quelques photos de l'appareil et on entreposera l'épave dans un entrepôt pour poursuivre l'enquête », a-t-elle dit.

Une chaloupe à moteur a été mise à contribution. La responsabilité de retirer l'appareil de l'eau revenait à la compagnie d'assurance.

« L'excavatrice a soulevé l'appareil pour ne pas qu'il traîne au fond pour éviter de causer des dommages additionnels à l'environnement », explique Pierre Gareau, l'expert en sinistre qui coordonne les opérations pour l'assureur.

L'excavatrice a ensuite posé l'hélicoptère sur un camion afin de le sécuriser. Les enquêteurs vont maintenant examiner l'appareil.

Le témoignage du survivant 

Michel Laplante est toujours hospitalisé à l'unité des soins intensifs de l'hôpital régional de Campbellton. Il pourrait sortir d'hôpital d'ici mercredi pour ensuite rentrer chez lui, dans la région de Québec. Des membres de sa famille sont sur place, dont sa conjointe. 

Dans une entrevue accordée au Journal de Québec mardi, il parle de sa douleur. Il explique aussi qu'il ne comprend pas la raison pour laquelle il est toujours en vie et qu'une telle tragédie a coûté la vie à ses deux amis.

Michel Laplante a peu de souvenirs de son sauvetage. Il ajoute que s'il n'est pas blessé sérieusement, les vraies cicatrices, elles, ne paraissent pas.

« Je ne peux pas être triste d'être en vie parce que j'ai une famille. Mais la guérison sera difficile parce que j'ai perdu des gens que j'aimais. »

L'enquête sur l'accident qui a coûté la vie, dimanche, à Roberto « Bob » Bissonnette et au pilote de l'appareil, Frédérick Décoste, bénéficiera du témoignage de Michel Laplante, estime un expert.

« Le fait qu'il y ait un survivant va accélérer l'enquête du Bureau de la sécurité des transports (BST) », a déclaré Charles Éric Lamarche, consultant en opérations aériennes, en entrevue au Téléjournal Acadie de Radio-Canada.

« Dépendamment de ce dont se souvient le survivant, on pourra déterminer très rapidement pourquoi l'hélicoptère volait à cette altitude-là », a-t-il affirmé.

L'altitude en question

Selon l'expert, les enquêteurs devront déterminer pourquoi l'appareil volait à si basse altitude. L'hélicoptère a touché des fils électriques avant de heurter une falaise et de tomber dans la rivière Restigouche.

« Est-ce que c'était un problème mécanique qui a fait que le pilote a dû amorcer une manoeuvre de descente? Est-ce qu'il allait amorcer un atterrissage dans le secteur? Ou est-ce que, comme c'était une belle journée, ils n'étaient pas tentés de descendre à plus basse altitude? » s'interroge Charles Éric Lamarche.

Voler à basse altitude nécessite une planification, selon l'expert.

Concernant l'appareil, un hélicoptère Bell 206, Charles Éric Lamarche affirme qu'il s'agit d'un engin « de moins en moins utilisé ». « Ce n'est pas un appareil reconnu pour être très puissant, mais c'est un excellent moyen de transport », reconnaît-il.

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