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Église Saint-Vincent-de-Paul : la Ville ouverte à l'idée de parc des citoyens

Les citoyens du quartier Saint-Jean-Baptiste ne veulent pas d'un hôtel sur le site de l'ancienne église Saint-Vincent-de-Paul sur la côte d'Abraham, toujours vacant 10 ans après sa démolition. Ils souhaitent plutôt y voir des espaces verts. Une proposition qui rejoint les intentions de la Ville.

Le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste a sondé la population afin de trouver une vocation au terrain laissé à l'abandon qui répond aux besoins du quartier.

Plusieurs propositions ont été soumises au vote. Dans une proportion de 91 %, les 380 répondants ont dit non à un hôtel sur le site qui appartient à l'hôtelier Jacques Robitaille. L'homme d'affaires avait lancé dès le départ un projet d'hôtel qui n'a jamais vu le jour.

D'éventuels condos ne seraient pas beaucoup mieux accueillis : 5 % seulement des répondants se disent en faveur de la construction de tels logements. « Il y a déjà beaucoup de construction de condos dans le quartier », fait valoir Marie-Ève Duchesne, organisatrice communautaire au Comité populaire.

Selon le sondage, les résidents veulent un parc (67 %), des logements sociaux (63 %) ou un jardin communautaire (61 %). La porte-parole du Comité populaire montre aussi une ouverture à « une mixité de projets ».

L'administration Labeaume, qui s'est engagée à verdir son territoire, juge « intéressante » l'idée d'aménager un parc sur au moins une partie du terrain.

La vice-présidente du comité exécutif affirme qu'un projet de mixité public et privé pourrait être envisagé.

À l'instar du Comité populaire, la Ville de Québec envisage l'expropriation de Jacques Robitaille.  Le mois dernier, l'administration Labeaume a indiqué son intention de modifier le Programme particulier d'urbanisme (PPU) de la Colline parlementaire afin de faciliter l'expropriation des propriétaires négligents sur cinq sites d'intérêt, dont celui de l'ancienne église Saint-Vincent-de-Paul. Cette étape franchie, la Ville aura les coudées franches pour agir.

« Si le propriétaire ne bouge pas et n'arrive pas avec un projet solide, on va commencer les démarches et on aura tous les pouvoirs [pour l'exproprier] », précise Julie Lemieux.

Le Comité populaire veut poursuivre la réflexion sur un projet d'aménagement et invite la population à une séance de travail collective, le 16 novembre.

La consultation a été menée du 31 mars au 3 juillet. Le questionnaire était disponible sur Internet et en version papier.

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