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Élargir les autoroutes créera plus de congestion, dit la santé publique

Alors qu'une annonce imminente est attendue concernant l'élargissement de l'autoroute Henri IV, le directeur de la santé publique de la Capitale-Nationale recommande de ne pas élargir les autoroutes à Québec. Il propose plutôt d'offrir un meilleur accès au transport en commun aux personnes à faible revenu en diminuant les tarifs.

Un texte d’Alain Rochefort

François Desbiens a présenté le mémoire de son organisation vendredi matin dans le cadre des consultations publiques sur la mobilité durable organisées par la Ville de Québec. Il a soutenu qu’une augmentation de la capacité routière n’est pas une solution efficace aux problèmes de congestion.

« Au contraire, elle entraîne à moyen et long terme une augmentation du volume automobile sur le réseau routier et favorise l’étalement urbain, ce qui engendre de la congestion », a-t-il plaidé.

« En outre, ces projets auraient des impacts délétères sur la sécurité routière, les saines habitudes de vie, la pollution atmosphérique, les changements climatiques et la santé de la population », peut-on lire dans le mémoire qu’il a présenté.

N'en déplaise à M. Desbiens, une annonce concernant l'élargissement de la section nord de l'autoroute Henri IV doit justement avoir lieu lundi prochain. Une troisième voie sera ajoutée dans la portion située entre les sorties Charest et Chauveau. Les travaux doivent débuter en 2018 et s'échelonner sur cinq ans.

Tarification plus abordable

Au lieu d'un réseau autoroutier élargi, François Desbiens pense que la Ville de Québec et le Réseau de transport de la capitale devraient plutôt mettre en place une tarification plus abordable pour les plus pauvres et les étudiants qui prennent l'autobus.

« En juillet 2017, le coût d’un laissez-passer mensuel s’élevait pour un utilisateur général à 87,50 $, pour les jeunes âgés de 6 à 18 ans, pour les étudiants à 58,00 $ et pour les personnes âgées de 65 ans et plus à 54,50 $. Il n’y a pas de réduction en fonction du revenu des personnes », est-il indiqué dans le document de 42 pages.

Limite de vitesse à 30 km/h

Le directeur de la santé publique demande également de limiter la vitesse à 30 km/h dans les quartiers résidentiels afin de diminuer le nombre d’accidents potentiellement mortels.

La santé publique réclame également davantage d’aménagements favorisant la sécurité. Plus de trottoirs et plus de voies cyclables permettraient par exemple de promouvoir le transport actif, comme la marche et le vélo.

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