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Élargissement d'Henri-IV : Émile Loranger craint la pollution sonore

Le maire de L'Ancienne-Lorette, Émile Loranger, craint que l'élargissement de l'autoroute Henri-IV augmente les problèmes de bruit pour les citoyens qui habitent le long de l'autoroute.

Un texte de Jean-François Nadeau

Le maire réclame que des mesures d'atténuation fassent partie du projet.

« Ce qu'on veut s'assurer, c'est qu'il n'y aura pas d'impact sonore négatif pour nos résidents, mentionne Émile Loranger. Est-ce que c'est un mur antibruit? Est-ce que c'est de rehausser le talus? Est-ce que c'est une plantation végétale? On verra. Une chose est sûre, on va demander à être partie prenante au dossier. »

Une troisième voie sera ajoutée sur l'autoroute Henri-IV, entre l'autoroute Charest et l'avenue Chauveau. Le chantier, évalué à environ 450 millions $, va débuter en 2018 et durer 5 ans.

Pour les citoyens de L'Ancienne-Lorette, le tronçon le plus problématique risque d'être celui entre l'autoroute Félix-Leclerc et l'avenue Chauveau, où des résidences sont construites près d'Henri-IV.

C'est le cas de la résidence d'Édith Lavoie. Elle affirme que le bruit de l'autoroute est déjà important. Elle craint que l'élargissement accentue le problème.

« "Moi, je suis pour le mur antibruit, dit-elle, parce que plus ça va, plus il y a du bruit. Je me dis qu'un moment donné, ça ne sera plus vivable dehors. On a des inviés, puis déjà, des fois il faut parler fort. »

Rencontre réclamée

Émile Loranger demande de rencontrer le ministre des Transports, Laurent Lessard.

« On ne veut pas que nos citoyens vivent la même chose que les citoyens qui vivent le long de l'autoroute Laurentienne à Charlesbourg, affirme Émile Loranger. Ça a pris des années et des années avant qu'un mur antibruit soit construit et ce n'est qu'un projet pilote. »

La voie ajoutée sera à l'est d'Henri-IV, alors que le quartier résidentiel est situé à l'ouest. Peu importe, selon le maire.

« Même si c'est de l'autre côté du boulevard qu'on élargit, ça va augmenter le trafic et ça va avoir un impact sonore », soutient Émile Loranger.

Il compte aussi profiter d'une rencontre avec le ministre des Transports pour marteler son opposition au prolongement de l'autoroute 40, vers l'ouest, ce qui couperait L'Ancienne-Lorette en deux.

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