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Élargissement de Laurentienne : la nouvelle option « plus onéreuse et difficile »

Le scénario d'élargissement de l'autoroute Laurentienne Sud dans Limoilou, proposé par le maire de Québec, serait beaucoup plus dispendieux et complexe que le projet abandonné entre George-Muir et Louis-XIV, affirme le ministre des Transports, Robert Poëti. Il confirme néanmoins que son ministère va étudier la suggestion de la Ville.

Le gouvernement a annoncé mardi qu'il abandonnait l'aménagement d'une voie réservée au nord de Louis-XIV à la suite de discussions avec Régis Labeaume, qui a fait valoir sa préférence pour une troisième voie plus au sud, qui se rendrait jusqu'à la rue de la Croix-Rouge.

Le ministre reconnaît que le secteur priorisé par le maire est beaucoup plus achalandé, mais il est aussi situé dans une zone plus urbaine qui compliquerait l'ajout d'une autre voie, estime le ministre.

« La partie qu'il [Régis Labeaume] me suggère pour du transport collectif amène des difficultés techniques beaucoup plus onéreuses et difficiles. Il faut l'évaluer à sa juste mesure, alors on va le faire. Il faudrait modifier des infrastructures. [...] C'est un projet très différent de celui qu'on a offert », explique Robert Poëti.

Le ministre soutient qu'il est tout à fait légitime d'écouter la position du maire Labeaume dans le dossier, puisque son gouvernement travaille en « partenariat avec les élus ». « J'aurais aimé qu'il [Régis Labeaume] l'accepte [le projet], mais il ne l'a pas accepté. Alors qu'est-ce que je fais? Je reste sur mes positions? Ce n'est pas notre philosophie. »

À la lumière des résultats des études, le ministère et la Ville vont « discuter ensemble » de la faisabilité du projet.

Le maire de Québec a refusé de commenter mercredi. « Le dossier est fermé. »

Élargir sans voie réservée

Le député caquiste Éric Caire martèle que l'élargissement de l'autoroute Laurentienne Sud entre George-Muir et Louis-XIV est « absolument nécessaire », même si on n'y aménage pas de voie réservée.

« On a essayé de vendre une voie réservée qui n'était pas utile, et pour des raisons totalement obscures, puisqu'on se rend compte que les autorités n'en veulent pas, que la Ville n'en veut pas, que le RTC n'en veut pas, là on décide que c'est tout le projet qu'on abandonne », déplore Éric Caire.

Le gouvernement n'est cependant pas ouvert à élargir des autoroutes sans voies réservées pour le transport collectif. « L'objectif d'améliorer la fluidité, partout au Québec, c'est l'ajout de voies réservées, de voies de covoturage », précise Robert Poëti.

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