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Élection dans Louis-Hébert : le PQ fera campagne sur Énergie Est

Le Parti québécois (PQ) pense être en mesure de ravir la circonscription de Louis-Hébert aux libéraux en misant sur l'opposition d'une partie de la population au projet d'oléoduc Énergie Est.

Un texte de Louis Gagné

La formation souverainiste a présenté lundi son candidat en vue de l’élection partielle qui aura lieu à l’automne dans Louis-Hébert, laissée vacante à la suite de la démission du député et ex-ministre Sam Hamad.

Il s’agit de Normand Beauregard, un fonctionnaire de carrière formé en biologie et en sciences de l’environnement qui a cumulé différentes fonctions au sein de ministères « à vocation économique, sociale et environnementale ».

M. Beauregard s’est notamment présenté comme ayant été « l’un des principaux artisans de la première politique québécoise sur la gestion des matières résiduelles ». Il a également participé à l’élaboration et à la l’application de la Loi sur le développement durable.

« Depuis cinq ans, je suis le coordonnateur de la politique énergétique du gouvernement. Politique qui a notre grand damne laisse beaucoup trop de place au pétrole et au gaz de schiste », a-t-il déclaré.

Lisée attaque le PLQ et la CAQ

Avec un candidat au profil écologique, le chef du PQ, Jean-François Lisée, croit pouvoir attirer les électeurs qui s’opposent au passage du pipeline Énergie Est dans la circonscription de Louis-Hébert.

« [Nous allons] tout faire pour que ce pipeline ne traverse jamais ni Louis-Hébert ni les 860 cours d'eau qu'il doit traverser au Québec C'est notre engagement ferme », a promis le chef souverainiste.

M. Lisée a accusé le candidat du Parti libéral du Québec, Éric Tétrault, d’être un « promoteur actif » du projet d’oléoduc de l’entreprise TransCanada, qui vise à acheminer du pétrole albertain issu des sables bitumineux vers les raffineries de l’Est du pays et un terminal maritime au Nouveau-Brunswick.

« Et à la CAQ, ils sont prêts à mettre aux enchères […] toutes [nos] rivières pour faire passer un pipeline dont l'impact économique au Québec serait insignifiant et dont les risques d'écoulement sont réels », a lancé M. Lisée.

La date de l’élection partielle dans Louis-Hébert n’est pas encore connue. Le premier ministre Philippe Couillard a jusqu’au 27 août, soit 6 mois après le départ de Sam Hamad, pour annoncer le jour du scrutin.

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