Créé au théâtre en 2003 par Wajdi Mouawad, Incendies a depuis fait le tour du monde tant dans sa forme théâtrale que cinématographique. Cette tragédie contemporaine est habilement reprise, ces jours-ci, par la metteure en scène Marie-Josée Bastien

Un texte d’Anne-Josée Cameron

À la mort de leur mère, Jeanne et Simon se voient remettre deux lettres. L’une est pour leur père qu’ils croyaient mort depuis longtemps et l’autre est pour leur frère dont ils ne connaissaient pas l’existence. Cette quête les entraînera au Liban où leur mère est née.

Les personnages évoluent entre le passé et le présent dans un chaos initié par la guerre. Chaos souligné de belle façon par la scénographie de Marie-Renée Bourget Harvey.

Les trois comédiennes qui incarnent Nawal, la mère, sont formidables. Nathalie Séguin insuffle à la jeune Nawal sa fougue et sa candeur, alors que Véronica Makdissi-Warren, elle, incarne une Nawal courageuse et sage. Enfin, Lise Castonguay interprète une Nawal de 60 ans pleine de dignité.

Incendies de Wajdi Mouawad est un texte puissant, profondément humaniste, où la fureur de la guerre ne réussit pas à tout détruire.

Ce texte est porté de belle façon par la mise en scène de Marie-Josée Bastien. Celle-ci est efficace et rythmée.

La femme de théâtre a resserré la pièce, qui fait désormais moins de deux heures vingt, sans en diminuer le sens ou la complexité.

15 ans après sa création, Incendies demeure une œuvre coup de poing, une œuvre toujours brûlante d’actualité, à voir et à revoir.

La pièce Incendies est présentée au Théâtre du Trident jusqu’au 31 mars.

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