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Employés en grève : intimidation et bousculade au Manoir Sully

Un conseiller syndical du Manoir Sully, une résidence privée pour personnes âgées de Québec, a été insulté et bousculé par un représentant patronal. Vidéo à l'appui, la CSN dénonce ce comportement.

Selon le syndicat de la résidence, l’altercation aurait commencé alors que le représentant patronal, Marc-André Boivin, dressait des tables dans la salle à manger de la résidence. Cette tâche est habituellement réservée aux employés syndiqués qui sont présentement en grève.

« [Monsieur Boivin] sait très bien par la loi qu’il ne peut pas faire le briseur de grève », dénonce le représentant des syndiqués de la résidence pour personnes âgées, Gilles Gagné.

Souhaitant dénoncer l’acte, le conseiller syndical a tenté de filmer la scène avec son cellulaire. C’est à ce moment que M. Boivin aurait insulté et bousculé le conseiller syndical.

C’est irrespectueux et c’est un comportement qui ne doit pas se reproduire.

Gilles Gagné, représentant des syndiqués de la résidence pour personnes âgées

Contactée par Radio-Canada, la direction du Manoir Sully a refusé de réagir à l’événement.

Négociations en cours

Les syndiqués du Manoir Sully sont sans convention collective depuis décembre 2015. Pour l’instant, les négociations entre les deux parties n’ont pas été concluantes.

Le syndicat, affilié à la CSN, demande une augmentation salariale de 1,13 $ sur 27 mois. L'employeur propose pour sa part une hausse de 1 % par année en 2017 et 2018.

« Des gens qui travaillent ici depuis plus de 20 ans gagnent 12,07 $ l'heure. Ce que ça représente pour augmentation pour ces gens-là, c'est 12 cents d'augmentation par année. C'est nettement insuffisant et c'est un manque de respect pour ces travailleurs qui prennent soin jour après jour des aînés », déplore Gilles Gagné.

Le représentant des syndiqués du manoir Sully craint que cet incident vienne nuire aux pourparlers.

« On a parlé au négociateur mercredi dernier. On a donné une disponibilité pour le 15 et 16 décembre prochain pour une rencontre de négociation [...] On est samedi et on n’a toujours aucune nouvelle de monsieur Boivin », relate Gilles Gagné.

Les syndiqués ont revendiqué leur droit de grève à deux reprises, soit le 25 novembre et le 8 décembre. « Si rien ne change, nous exercerons à nouveau notre droit de faire la grève du 23 au 25 décembre », ajoute M. Gagné.

Durant les périodes de grève, les syndiqués doivent assurer les services essentiels pour la clientèle.

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