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Employés impayés au Centre Vidéotron : Levy Restaurants fait son mea culpa

Levy Restaurants confirme que des employés des concessions alimentaires du Centre Vidéotron ont reçu des paies au montant erroné, comme le révélait Radio-Canada samedi. La compagnie américaine dit avoir réglé le problème, mais le syndicat n'est pas de cet avis.

Par voie de communiqué, mardi, l'entreprise s'est dite « profondément désolée » pour les inconvénients causés aux employés concernés. Selon elle, c'est une faille informatique qui a retardé le dépôt de la paie. Au total, seulement neuf employés auraient reçu une paie incomplète.

« Les salaires de tous les employés touchés ont été payés en totalité. Nous poursuivons les vérifications afin de bien comprendre l'origine de ce problème, mais surtout, afin de nous assurer que le traitement de la paie se déroule normalement à l'avenir », a précisé la direction de Levy Restaurants.

La version du syndicat

Le syndicat des Teamsters, qui représente la majorité des employés du Centre Vidéotron, n'a pas tardé à réagir.

Le porte-parole national, Stéphane Lacroix, estime que le problème prend de l'ampleur et est loin d'être réglé. Depuis la fin de semaine, de plus en plus d'employés signaleraient des problèmes dans le traitement de leur paie.

Québecor blâmé

Le président du Syndicat des fonctionnaires municipaux de Québec, Jean Gagnon, trouve pour sa part inacceptable que des travailleurs de concessions alimentaires employés par un sous-traitant du Centre Vidéotron, n'aient pas reçu leur plein salaire pour des heures travaillées.

« C'est inacceptable au Québec, d'autant plus que ces gens-là ne roulent pas sur l'or. [...] On approche du salaire minimum et ils ne sont même pas capables de payer pour les heures que ces gens-là font. »

Selon lui, ce ne sont toutefois pas les sous-traitants de l'amphithéâtre qui doivent être blâmés, mais Québecor, à qui la Ville de Québec a confié la gestion de l'infrastructure.

« Quand la Ville de Québec a donné le contrat à Québecor, on nous disait que c'étaient les seuls au Québec capables d'assurer la gestion d'un amphithéâtre comme celui-là et eux autres se sont empressés de donner tous ces contrats-là à des compagnies étrangères », a-t-il déploré.

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