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Enregistrement des animaux domestiques : préférence pour la micropuce

Le cas du couple de sexagénaires de Québec qui hébergeaient une trentaine de chats dans une maison insalubre relance le débat sur le contrôle des animaux domestiques. Les experts s'entendent : Québec, comme bon nombre de villes canadiennes, est aux prises avec une surpopulation féline et l'utilisation d'une micropuce serait une des solutions au problème.

Dans la capitale, seuls les propriétaires de chiens ont besoin d'enregistrer leur animal de compagnie. Le directeur général de la Société protectrice des animaux de Québec, Denys Pelletier, estime que la même règle devrait s'appliquer aux chats.

« Ce serait logique que tous les animaux soient enregistrés, ne serait-ce que pour garder trace de la population, mais en même temps, on s'en va plus vers la technologie avec la micropuce. »

La micropuce est un identifiant unique de la taille d'un grain riz. Elle est insérée sous la peau de l'animal avec une brève opération. Alors qu'une médaille peut être perdue ou devenir illisible, la micropuce est permanente et permet aux refuges d'identifier l'animal tout au long de sa vie.

Chez Adoption chats sans-abri, Diane Tremblay croit elle aussi que la micropuce pourrait aider à contrôler la population de félin. « C'est certain que la puce. c'est la voie de l'avenir. Je verrais plus ça qu'une médaille. »

Elle ajoute cependant que selon l'organisme, la seule façon de s'attaquer au problème de surpopulation est de se doter d'un programme de stérilisation.

« Je pense que d'investir dans un programme de capture, stérilisation et relâche pourrait aider, commente Diane Tremblay. Au moins, ça vient diminuer la population. À Ottawa, ils ont ce programme et ça fonctionne bien. »

Adoption chats sans-abri peut accueillir jusqu'à une trentaine de félins à la fois. L'organisme n'en donne aucun en adoption avant qu'ils ne soient stérilisés.

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