Retour

Entraîneur de hockey agressé : la ligue et l'équipe adverse montrées du doigt

Alain Laroche, cet entraîneur de hockey junior qui soutient avoir été agressé par les joueurs d'une équipe adverse ce weekend, reproche à la Ligue de hockey de la Capitale et à l'organisation du PointCo de Charlevoix de ne pas en faire assez pour enrayer la violence.

Un texte de Louis Gagné

L'entraîneur adjoint des Noroits de Cap-Rouge/Saint-Augustin, une équipe de niveau junior AA, aurait été pris à partie par deux joueurs du PointCo, samedi soir, lors d'un match disputé à Baie-Saint-Paul.

Alors qu'il restait moins de cinq minutes à jouer en troisième période, une bagarre a éclaté devant le banc des Noroits. C'est à ce moment qu'un joueur du PointCo aurait tenté d'asséner des coups de bâton à la tête d'Alain Laroche. Un autre joueur de l'équipe adverse l'aurait ensuite attiré sur la patinoire avant de le frapper au visage à plusieurs reprises.

L'entraîneur n'a pas subi de blessures sérieuses, mais a tout de même déposé une plainte pour voies de fait contre ses deux présumés agresseurs.

Selon Alain Laroche, ce n'est pas la première fois que des joueurs du PointCo sont impliqués dans une bagarre générale.

« Ce n'est pas un événement unique. Cette année dans le junior AA, toutes les suspensions qui ont été décernées par la Ligue concernent des événements qui se sont produits lors de matchs [contre] l'équipe de Charlevoix », a raconté l'instructeur en entrevue avec Radio-Canada.

« J'appréhendais négativement ce match-là parce que Charlevoix, ils ont quatre ou cinq joueurs dont l'objectif premier, c'est d'intimider, de frapper », a-t-il ajouté.

Alain Laroche accuse même le personnel d'instructeurs de l'équipe charlevoisienne de cautionner ce type de comportement.

« Je regarde souvent les réactions des entraîneurs de l'équipe adverse durant les parties. Il m'est arrivé de voir un joueur faire un double-échec dans le cou d'un joueur, un dardage ou sortir le genou, arriver au banc, puis recevoir une tape dans le dos », a relaté l'entraîneur.

Alain Laroche juge par ailleurs que la Ligue de hockey de la Capitale n'en fait pas assez pour endiguer les comportements violents sur la patinoire.

« La Ligue donne des suspensions, mais je trouve qu'elles ne sont pas assez sévères », a-t-il déploré.

M. Laroche propose aux responsables du circuit de bannir à vie les quelques joueurs qui sont constamment impliqués dans des batailles.

« J'identifierais les mêmes quatre ou cinq joueurs qui font toujours le bordel puis je leur dirais : "C'est terminé, vous êtes dehors." Ça ne sert à rien de les ramener dans dix games, ils vont encore faire le bordel. Ça dure depuis deux ou trois ans. Je ne parle pas de toute l'équipe, je ne parle que de quelques joueurs. »

Les événements de samedi dernier n'ont pas entamé le plaisir qu'éprouve Alain Laroche à diriger de jeunes joueurs. L'entraîneur adjoint des Noroits entend donc demeurer en poste, à condition que la Ligue apporte des changements à son fonctionnement.

« Je vais passer par-dessus ça, mais il va falloir que ça bouge par exemple, a-t-il averti. Je pense qu'on en est rendu là, le verre est plein et là, c'est la dernière goutte qui a fait déborder le vase. »

Plus d'articles

Vidéo du jour


Qu'est-ce qui se passe quand tu fais une détox de cellulaire?