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Entraves à la circulation : la Ville de Québec montrée du doigt

L'administration municipale à Québec peut en faire davantage dans sa gestion des entraves à la circulation. Voilà ce qui ressort de la deuxième portion du rapport annuel du vérificateur général de la Ville de Québec pour l'année 2014, qui a été dévoilée mardi.

François Gagnon dit avoir noté un « manque d'efficience » dans la gestion des entraves à la circulation. Bien que plusieurs mesures soient prises par la Ville pour minimiser ces entraves, « leur efficacité est cependant compromise », peut-on lire dans le document.

Le vérificateur général avance notamment que les techniciens à la circulation n'ont qu'une « vision partielle des différentes sources d'entraves et les dossiers reflètent trop peu souvent l'utilisation de données objectives pour soutenir la prise de décision. »

François Gagnon formule plusieurs recommandations à la Ville. Il invite notamment le Service de la gestion des immeubles et le Service de l'aménagement et du développement urbain à mieux partager la planification de leurs travaux avec les autres unités de la Ville qui sont concernées.

Il demande aussi aux arrondissements de participer pleinement aux consultations réalisées dans le cadre de la planification des travaux.

Lacunes à l'incinérateur

Dans son rapport, François Gagnon constate aussi des lacunes dans la gestion des matières résiduelles à l'incinérateur.

Même s'il note que la Ville possède une bonne connaissance des risques de défaillances légères et moyennes qui peuvent survenir à l'incinérateur, il en est cependant autrement pour les risques majeurs.

Voilà pourquoi il recommande au Service de l'environnement de faire une analyse des risques de défaillance majeure et d'élaborer un plan afin de minimiser ces risques.

Usine de biométhanisation en péril?

Dans son rapport annuel, le vérificateur général s'inquiète aussi du retard pris par la Ville dans le dossier du Centre de biométhanisation de l'agglomération de Québec (CBAQ).

François Gagnon rappelle que le CBAQ doit être en activité au 30 septembre 2019 pour être admissible à une subvention de ministère québécois de l'Environnement.

Or, le projet semble piétiner, si bien que la Ville pourrait perdre l'aide de Québec dans ce dossier, prévient le vérificateur général.

« Nous sommes d'avis qu'il y a un risque que le projet ne soit pas complété avant la date butoir du ministère, ce qui pourrait faire en sorte que la Ville ne touche pas la totalité de la subvention du gouvernement du Québec », lit-on dans le document.

François Gagnon recommande donc au bureau de projet du CBAQ « de s'assurer que les étapes critiques pour la réalisation du projet [...] sont entreprises dans les délais opportuns. »

Rappelons qu'il s'agissait du dernier rapport de François Gagnon à titre de vérificateur général.

En poste depuis sept ans, il termine son mandat le 31 décembre 2015.

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