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Équipe Labeaume à l'amende : le directeur général reconnaît son erreur

Le directeur général d'Équipe Labeaume, Ronald Gagnon, qui a reçu un constat d'infraction de plus de 5500 $ du Directeur général des élections (DGEQ) pour avoir contrevenu à la loi en matière de contribution politique, reconnaît son erreur qu'il explique, à l'instar du maire, par une « omission ».

Ronald Gagnon admet avoir omis, en 2010, de remettre un certificat de sollicitation à Alain Roy, vice-président principal de Pomerleau, tel que l'exige la loi. Alain Roy a aussi écopé d'une amende du même montant.

« On a admis avoir omis d'émettre un certificat de sollicitation pour M. Roy. C'est notre erreur et j'en prends la responsabilité comme directeur », a expliqué lundi Ronald Gagnon.

À l'automne 2010, Ronald Gagnon a livré au cadre de la firme d'entrepreneur général des cartons d'invitation pour le cocktail-bénéfice annuel du parti politique, sans l'autoriser officiellement à les vendre.

« On a livré des cartons à M. Roy et il n'était pas disponible, alors on a laissé à M. Roy les cartons et on aurait dû passer un peu plus tard pour faire signer les certificats lorsqu'il serait disponible, mais ça ne s'est pas fait », explique le directeur général du parti.

Or, la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités stipule que « la sollicitation d'une contribution ne peut être faite que sous la responsabilité du représentant officiel et que par l'entremise des personnes qu'il désigne par écrit à cette fin ».

L'émission d'un certificat est une procédure très simple, dit M. Gagnon pour justifier qu'il s'agit « réellement » d'une omission. « On en remplit environ 35 en moyenne par année. Pour moi, en remplir un de plus ou de moins, il n'y aucune différence. Ce n'est pas tellement compliqué, une couple de signatures et c'est fait. »

Pas de lien avec Pomerleau

Le directeur général d'Équipe Labeaume nie par ailleurs tout lien entre le parti et la firme Pomerleau, qui a obtenu notamment le contrat de gestion de la construction de l'amphithéâtre de Québec.

« Je suis sûr que les systèmes d'obtention de contrats à la Ville de Québec sont tellement étanches qu'il est impossible de ne pas faire une barrière entre les deux. Moi, je fais affaire avec la personne et non l'entreprise », indique M. Gagnon, soulignant qu'il ne connaissait pas à l'époque les fonctions occupées par Alain Roy chez Pomerleau.

Ronald Gagnon, qui a donné sa version des faits aux enquêteurs du DGEQ il y a quelques mois, s'est dit « très surpris » par le montant de l'amende qui lui a été imposée.

Il confirme que le constat d'infraction sera payé. Reste à voir si l'argent proviendra des poches du directeur général ou des coffres du parti. Équipe Labeaume n'exclut pas également de payer l'amende de M. Roy.

« On est très peiné de voir ce qui se passe avec M. Roy compte tenu lui aussi de l'infraction qu'il a eue. On a bien dit lors des rencontres avec les enquêteurs du DGEQ qu'on se voyait mal que M. Roy soit pénalisé par une erreur de notre parti », indique M. Gagnon.

Ronald Gagnon dit avoir remis environ 4000 reçus pour des contributions politiques depuis 2009 et qu'il s'agit de sa première infraction.

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