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Équiterre somme les partis de prendre des engagements clairs

À quelques jours du déclenchement des élections fédérales, le groupe écologiste Équiterre lance une campagne publicitaire afin de sensibiliser les électeurs, et surtout les partis politiques, aux enjeux environnementaux.

L'organisme, qui a procédé vendredi matin au coup d'envoi de sa campagne à l'Aquarium de Québec, souhaite que les partis fédéraux se positionnent clairement en faveur du climat.

À compter de vendredi, une capsule télévisuelle est diffusée dans la région de Québec et sur le web. Équiterre lance aussi une section spéciale sur son site Internet afin de fournir les outils aux citoyens qui souhaitent s'informer ou exprimer leur opinion sur la protection de l'environnement.

Exercice non partisan, assure Équiterre

Le directeur d'Équiterre, Steven Guilbault, assure que la campagne lancée se veut non partisane.

Il se défend d'ailleurs de cibler le Parti conservateur du Canada, dont le bilan environnemental est contesté par plusieurs organismes environnementaux.

« Ce qu'on veut faire, c'est que l'ensemble des partis politiques, l'ensemble des candidats et candidates prennent des engagements, prennent des positions, renseignent la population sur les enjeux du climat », fait savoir le directeur d'Équiterre.

Un projet d'oléoduc inquiétant

Steven Guilbeault est d'avis que la campagne d'Équiterre trouvera un écho à Québec, mais aussi dans Chaudière-Appalaches, qui pourrait éventuellement accueillir le projet d'oléoduc Énergie Est de la pétrolière TransCanada.

Même si TransCanada a récemment abandonné son projet de port pétrolier à Cacouna, la compagnie n'a pas écarté pour autant le projet Énergie Est, dont le tracé en provenance de l'Alberta parcourrait un territoire en amont de Lévis.

Cet état de fait inquiète grandement l'organisme Équiterre.

« Le pipeline traverserait le fleuve Saint-Laurent à peine à quelques kilomètres d'ici, traverserait des rivières comme la rivière Chaudière [...] Donc, s'il y a une fuite, s'il y a un problème, c'est l'eau potable pour l'ensemble des résidents et résidentes de la région de Québec qui pourrait être affectée », tient à rappeler Steven Guilbeault.

Ce dernier souligne qu'une pétition lancée l'année dernière pour s'opposer au projet Énergie Est a jusqu'à maintenant recueilli plus de 75 000 signatures.

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