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Étiquetage de viande et volaille : de nouvelles règles qui ne font pas l'unanimité

L'Association des détaillants en alimentation du Québec s'oppose à l'imposition de nouvelles règles pour les épiciers et restaurateurs détaillants, qui devront inscrire une date de péremption sur les emballages de viandes et volailles.

Le gouvernement Couillard compte appliquer dès cet été cette nouvelle règle qui obligera les commerçants à inscrire « emballé le », mais aussi « meilleur avant » sur les produits préemballés d'aliments dont la durée de conservation est de moins de 90 jours. Les fruits et légumes ne font pas partie de cette nouvelle réglementation.

Actuellement, seule l'inscription de la date d'emballage est obligatoire.

Le président-directeur général de l'Association des détaillants en alimentation du Québec, Florent Gravel, juge l'ajout d'une date de péremption « ridicule et farfelue ».

M. Gravel estime que le nouveau règlement favorisera le gaspillage. Selon lui, les consommateurs qui seront en possession de produits dont la date de péremption inscrite sur l'emballage est dépassée risquent de se débarrasser d'aliments qui, dans les faits, sont encore bons.

« Le seul qui va être brimé là-dedans, c'est vraiment le consommateur parce que quand il va voir que la date est dépassée, qu'est-ce qu'il va faire? Il va jeter le produit. On le voit dans les produits comme le yogourt actuellement. »

L'Association compte faire connaître sa position au gouvernement lors de la période de consultation prévue à cet effet.

Des voix favorables

De leur côté, certains propriétaires appuient d'emblée la nouvelle réglementation. Réjean Langlois, copropriétaire de l'épicerie Roset à Québec, estime que les consommateurs seront rassurés.

« Je pense que c'est une bonne chose, ça va sécuriser les clients des fois qui se demandent si le paquet de viande est encore bon. Avec la date dessus, c'est assez sécuritaire pour le client. »

Pour Jacob Pilon, copropriétaire de la boucherie Eumatimi, dans le quartier Saint-Roch, la nouvelle réglementation n'impliquera pas vraiment de changements. La date de péremption était déjà inscrite sur ses emballages.

Le commerçant admet que la mesure peut générer des pertes pour les détaillants, mais il estime qu'ils doivent trouver les moyens d'y faire face. « C'est sûr qu'il y a des pertes, il faut dealer avec, offrir des escomptes aux clients pour les forcer à prendre des dates plus anciennes, créer une petite motivation. »

Le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec publiera mercredi un avis de prépublication dans la Gazette officielle du Québec concernant le nouveau règlement.

Les consommateurs et détaillants auront ensuite 45 jours pour émettre leurs commentaires. La nouvelle réglementation devrait ensuite entrer en vigueur à la mi-août.

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