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Études sur le 3e lien : « une gestion catastrophique » du PLQ, selon l’opposition

Le MTQ a rendu publiques, mercredi soir, une vingtaine d'études portant sur la réalisation d’un tunnel ou d’un pont entre Québec et Lévis.

Les analyses, dont certaines remontent à plus de 40 ans, révèlent notamment que le gouvernement savait dès 1975 que la construction d'un tunnel entre les deux rives était techniquement faisable.

Pour la députée péquiste Agnès Maltais, ces publications, « qui arrivent trop tard », démontrent un « sérieux manque de transparence » de la part du gouvernement.

La députée de Taschereau soutient que ces documents auraient dû être rendus publics à tous les partis pour qu'ils aient accès aux données nécessaires sur le dossier.

« Il y a carrément une incompréhension de ce que c’est une relation avec les citoyens et des gouvernements et des ministres. Ce n’est pas le ministère des Transports tout seul dans son coin qui va décider. Le ministère des Transports est encore enfermé dans sa tour », soutient la députée.

La gestion de ce dossier-là, c’est une vraie catastrophe pour le Parti libéral. Les transports sont à la dérive actuellement à Québec. On ne comprend pas ce qui se passe. Il n’y a pas de réflexions, il n’y a pas de vision.

Agnès Maltais, députée de Taschereau

Même son de cloche du côté de la Coalition avenir Québec (CAQ), qui avait demandé à la Commission des transports et de l'environnement d'intervenir pour forcer le ministère des Transports du Québec à être plus transparent et à publier d'autres études existantes sur le projet d'un troisième lien.

« Ce qui m’indispose, c’est d'abord le manque de transparence et deuxièmement, c’est de savoir que le gouvernement a dépensé 100 000 $ de fonds publics pour répondre à une question dont il avait déjà la réponse », dénonce le député caquiste Éric Caire.

Des études imprécises, selon Hamad

De son côté, le député libéral de Louis-Hébert, Sam Hamad, soutient qu’il n’avait « jamais vu ces études auparavant. L’ex-ministre libéral des Transports estime que la vingtaine d’études publiées par le MTQ doivent être « mises à jour ».

« Ce n’est pas parce qu’il y avait des études qu’il ne faut pas en faire d’autres, plus précises, par rapport à aujourd’hui. À l’époque, les estimations étaient de 200 millions de dollars. Aujourd’hui, on a fait des estimations et on est à 4 milliards. »

Les choses ont changé. Ce n’est pas parce qu’une étude existe depuis 40 ans qu’elle est bonne aujourd’hui.

Sam Hamad, député de Louis-Hébert

« Le problème majeur aujourd’hui, c’est un problème de congestion. Pour régler ces problèmes-là, il nous faut les chiffres exacts. Une fois qu’on a les chiffres exacts, on regardera les solutions », ajoute M. Hamad.

Le ministre des Transports, Laurent Lessard, n’a pas réagi au dossier, jeudi. Son attaché de presse soutient que les études dévoilées mercredi étaient déjà disponibles publiquement. « Elles ont été numérisées pour en faciliter l’accès », ajoute-t-il.

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