Retour

Examen d'histoire au secondaire : une question éventée par une élève sur les médias sociaux

Le ministère de l'Éducation a annulé une partie de l'examen final d'histoire de 4e secondaire après que des informations sur une question eurent circulé sur les réseaux sociaux. Il a notamment été mis au courant d'une vidéo diffusée par une élève de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy de Trois-Rivières.

En raison du « bris de confidentialité », le ministère a décidé d'exclure la question 22 de l'examen en Histoire et éducation à la citoyenneté.

Des sous-thèmes ont été éventés au sujet de cette seule question à développement de l'épreuve, qui se tenait mercredi matin dans toutes les écoles du Québec, a expliqué le porte-parole du ministère, Bryan Saint-Louis.

Conséquence : la question, qui valait 12 points sur 50, soit presque le quart des points de l'épreuve, ne sera pas comptabilisée dans le résultat final. Les notes devront être calculées sur 38 points, puis pondérées pour produire un résultat sur 50.

Le ministère dit mettre « en œuvre toutes les actions nécessaires pour répondre aux préoccupations des enseignants, des élèves et de leurs parents ». L'examen d'histoire ministériel en 4e secondaire vaut 50 % de la note finale. La réussite à cette épreuve est obligatoire pour obtenir un diplôme d'études secondaires.

Des élèves mécontents

L'annulation de la question 22 mécontente certains élèves. Une pétition circule sur Internet pour demander au ministère de revoir sa décision. « Le fait d'avoir enlevé cette question, n'a pas seulement engendré un problème de gestion du temps, lors de l'examen, mais aussi cela a fait aussi passer plusieurs d'entre nous [les élèves de secondaire 4] en dessous de la note de passage, soit en dessous des 60 % demandés pour passer l'examen », peut-on y lire.

Les signataires de la pétition proposent quatre mesures qui permettraient selon eux de régler le problème : conserver la question 22; attribuer tous les points de la question aux élèves, reprendre l'examen ou donner la note de passage à ceux qui auraient échoué en raison du retrait de la question. 

À 21 h, jeudi, plus de 7000 personnes avaient signifié leur appui à la pétition, dont un bon nombre anonymement.

Le ministre préoccupé

Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, s'est dit préoccupé par la situation.« Je ne pense pas que ça arrive régulièrement, mais c'est clair qu'il y a un processus qui doit être suivi dans un cas comme celui-là. On ne peut pas se retrouver avec des examens du ministère où des gens ont eu avant accès aux différentes questions. »

Le ministre dit vouloir s'assurer que la décision prise par le Ministère est la bonne et que les mesures permettront de minimiser l'impact sur les étudiants.

Une étudiante s'explique

Sur sa page Facebook, une élève de Trois-Rivières fait son mea culpa pour expliquer ce qu'elle qualifie de simple « hasard ».

L'adolescente dit avoir publié une vidéo pour aider d'autres élèves après avoir assisté à une révision avec son professeur d'histoire. Elle affirme que celui-ci a « orienté » les élèves sur la question longue de l'examen en se basant sur la rotation des sujets d'année en année, et qu'il a vu juste.

Qu'il s'agisse d'une fuite ou d'un hasard, la décision d'annuler la question a été prise sur la base qu'« il n'y a pas eu équité pour tous les étudiants au Québec », a précisé Bryan Saint-Louis.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine