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Exclusif - L'église Saint-François d'Assise serait bientôt vendue et démolie

Les heures de l'église Saint-François d'Assise dans le quartier Limoilou sont comptées. Le diocèse de Québec confirme avoir reçu une offre d'achat intéressante pour l'édifice de la 1re Avenue qui est fermé depuis 2012.

Il ne reste que quelques détails à régler avant de finaliser la transaction, affirme le responsable du dossier, l'abbé Marc Pelchat.

« Malheureusement, dans ce cas-là, c'est un projet immobilier qui prendra place [...] et l'église risque d'être démolie », affirme le responsable de l'administration du patrimoine au diocèse, le jour même où la Ville de Québec annonce 15 millions de dollars sur 10 ans pour la protection de 7 lieux de culte.

« Il a fallu faire un choix , admet Marc Pelchat, vicaire général au diocèse. La Ville ne pouvait pas développer un programme nous permettant de subventionner toutes les églises. »

Sans dévoiler le montant exact offert par le nouveau promoteur, il ajoute que l'église sera vendue à un prix « intéressant » pour la fabrique de la paroisse Notre-Dame-de-Roc-Amadour. L'offre sur la table se situe cependant sous l'évaluation municipale de 1,8 million de dollars.

Marc Pelchat aurait préféré voir le bâtiment converti à un autre usage plutôt que démoli, mais il est bien conscient que le diocèse ne sera pas en mesure de sauver les quelque 40 églises sur le territoire de Québec.

Sauver les biens sacrés

Le diocèse sera toutefois en mesure de sauver les « biens sacrés ». L'autel de l'église et certains vitraux, par exemple, ont déjà été retirés pour être entreposés ou cédés à d'autres paroisses.

L'abbé Marc Pelchat cherche maintenant à sauver l'orgue Casavant qui se trouve toujours dans le bâtiment. « Un orgue Casavant, on sait que ça a une grande valeur et on va essayer de lui trouver un usage. Même si ce n'est pas dans notre diocèse, on est prêts à le céder à un autre diocèse. »

Si l'église Saint-François d'Assise semble maintenant condamnée à la démolition, Marc Pelchat a bon espoir de pouvoir préserver d'autres églises de la région avec des projets novateurs.

« On ne peut pas faire des bibliothèques partout, dans toutes les églises ni des écoles de cirque dans toutes les églises, mais il y a encore de l'espace pour la créativité. »

La Ville de Québec n'a pas souhaité commenter le dossier, puisqu'il s'agit d'une transaction privée. Tous les projets immobiliers qui prévoient la démolition d'une église doivent d'abord être approuvés par la Commission d'urbanisme et de conservation de Québec.

Le zonage du secteur prévoit un maximum de cinq étages pour les nouvelles constructions, à moins d'une dérogation de la Commission.

D'après les informations de Pascal Poinlane

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