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Explosion dans un logement de Donnacona : l’accusé plaide coupable

L'homme accusé d'être à l'origine de l'explosion qui a blessé trois personnes, dont lui-même, dans un logement de Donnacona en mai 2016 reconnaît sa culpabilité.

Au palais de justice de Québec, jeudi matin, Martin Delisle, a admis avoir fabriqué ces explosifs, puis avoir causé des lésions à l'un de ses amis ainsi que des dommages à son appartement.

Le 18 mai dernier, l'homme de 40 ans se trouvait dans la cuisine de son appartement de la rue Kernan, à Donnacona. En compagnie de deux autres personnes, il a brassé un pot Mason content du peroxyde d'acétone, aussi appelé TATP, qu'il avait lui-même fabriqué.

Il s'agit d'un explosif considéré comme instable et souvent utilisé dans les attaques terroristes. Martin Delisle, un père de famille, s'adonnait à cette pratique depuis environ un mois, selon le procureur de la poursuite, Me Nicolas Poulin.

« Monsieur Delisle s’adonnait à la fabrication de pétards, disait-il, pour son propre amusement. Toutefois, les circonstances peuvent donner lieu de croire à des intentions autres qui sont toujours sous l’objet de discussions entre les parties et de représentations par la poursuite, possiblement. »

Me Poulin précise toutefois que l'hypohèse terroriste est écartée. Martin Delisle reviendra en cour au mois de mars pour la détermination de sa peine et reste détenu d'ici là.

Des blessures graves

Martin Delisle a été gravement blessé au bras gauche lors de cet événement. Il a été amputé juste au-dessus du poignet. Son ouïe et sa vue ont aussi été affectées.

Les deux autres hommes qui se trouvaient dans la pièce au moment de l’explosion ont également été blessés, quoique moins sérieusement. Ils n’ont pas été accusés dans cette affaire.

Lors de son enquête sur remise en liberté, en août dernier, l'artificier de la Sûreté du Québec qui était intervenu sur les lieux de l'explosion avait évoqué la dangerosité du produit fabriqué par Martin Delisle.

Cette audience était sous ordonnance de non-publication jusqu'à ce jeudi. « Je n'étais pas gros dans mes pantalons », avait lancé l'artificier Jérôme Bernatchez concernant son intervention dans l'appartement.

« Un miraculé »

Il restait une dizaine de pots Mason avec les ingrédients de cet explosif particulièrement instable et dangereux. « Monsieur est un miraculé » s'était d'ailleurs exclamé le technicien en explosif en regardant Martin Delisle au banc des accusés.

Le juge Michel Auger avait alors décidé de garder Delisle en prison malgré ses blessures.

« Qui joue avec le feu se brûle », avait statué le juge tout en se disant désolé pour le père de famille.

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