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Faciliter le retour des militaires à la vie civile

Les membres des Forces armées canadiennes libérés de l'organisation militaire pour des raisons médicales ainsi que leur famille ont maintenant accès à un programme d'aide partout au pays pour faciliter leur transition vers la vie civile.

Le programme offre notamment des soins de santé mentale aux militaires souffrant de blessures de stress opérationnel. Il vient aussi en aide aux conjoints et conjointes qui soignent un vétéran blessé à la maison et qui ont parfois besoin de répit.

Des services de planification financière et d’accompagnement à l’emploi sont également offerts aux vétérans et à leur famille.

Le programme de transition vers la vie civile existe depuis deux ans sous la forme d’un projet pilote. Plus de 1000 vétérans ont pu bénéficier des services qui étaient jusqu’ici offerts dans sept Centres de ressources pour les familles.

Depuis le début du mois d’avril, ils sont accessibles d’un bout à l’autre du pays.

Difficile de trouver de l’aide

Valérie Tremblay, la conjointe d’un militaire qui a été libéré il y a six ans pour des raisons médicales, aurait aimé pouvoir compter sur ce type d’aide lorsque son mari a quitté les Forces.

« Mon mari a souffert de plusieurs blessures, notamment de stress opérationnel. Ça fait partie de nos vies depuis 14 ans. À l’époque, convaincre mon mari d’aller chercher de l’aide a été difficile. En trouver a été encore plus », se souvient Mme Tremblay, qui a quitté son emploi pour devenir aidante naturelle auprès de son conjoint.

Selon l’ex-lieutenant-général et sénateur Roméo Dallaire, il est essentiel d’offrir un service de transition aux vétérans libérés pour des raisons médicales de même qu’à leurs proches qui, dit-il, « portent un uniforme invisible ».

« Il faut assurer un pont, une transition. C’est le genre de programme qui peut sauver des couples, des familles et même des vies », affirme M. Dallaire.

Il souhaite maintenant que le programme soit offert à tous les vétérans, pas uniquement à ceux ayant été blessés.

Avec les informations de Léa Beauchesne

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