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Faire de la place à 100 000 personnes de plus d’ici 25 ans

L'agglomération de Québec fait face à des défis pour accueillir comme elle le prévoit 61 500 ménages, soit 100 000 personnes de plus d'ici 2040 sur son territoire dont le périmètre urbain pour les nouvelles constructions n'augmentera que de 2,5 %.

Les maires de Québec, Saint-Augustin-de-Desmaures et L'Ancienne-Lorette ont présenté ce matin le Schéma d'aménagement et de développement pour l'agglomération de Québec 2040, qui propose les orientations et les solutions envisagées pour faire face à la croissance.

« 61 000 ménages, je pense que ça va faire une ville plus tissée serrée, plus compacte et à tous égards on est gagnants », a affirmé le maire de Québec.

Les besoins résidentiels, les déplacements, la protection des ressources, la disponibilité d'installations sportives et de loisirs et l'expansion et l'attraction des entreprises devront être pris en compte dans l'aménagement de l'agglomération.

Plus d'habitations

Pour accueillir davantage de population, le nombre d'habitations devra augmenter. Le Schéma prévoit l'ajout de 25 000 maisons et duplex et 36 800 appartements et condos sur le territoire. Pour y parvenir, il faudra accroître les limites du périmètre d'urbanisation et densifier les secteurs.

Le territoire urbain sera agrandi de 6,6 km carrés, soit très peu par rapport au territoire actuel de 260 km carrés. Les limites seront repoussées entre autres dans le secteur Bourg-Royal à l'est et dans deux secteurs à Saint-Augustin-de-Desmaures. Les terrains des soeurs de la Charité à Beauport seront dézonés pour permettre l'urbanisation.

Le maire de Saint-Augustin, Sylvain Juneau, dit adhérer totalement aux orientations proposées, fruits « d'un long travail de réflexion et d'analyse ». 

« Le processus tant chez nous qu'à l'agglomération, est l'occasion de faire le ménage, de dépoussiérer le portrait urbain qu'on a pris il y a quelques dizaines d'années », dit-il.

La densité permise variera par ailleurs selon les secteurs. Dans le secteur du lac Saint-Charles par exemple, la densité ne pourra dépasser 8 logements par hectare (10 000 mètres carrés) pour préserver la prise d'eau. Dans certains autres secteurs de Québec, on devra aller au-delà de 32 logements par hectare.

Préoccupation pour les parcs industriels

En ce qui a trait à l'expansion et la rétention des entreprises, l'agglomération fait face à un autre défi. Les parcs industriels seront saturés d'ici 6 ou 7 ans. Il faudra revoir l'aménagement des anciens parcs et planifier le développement.

« La disponibilité des terrains pour les entreprises technologiques et industrielles nous préoccupe beaucoup. [...] Il va falloir qu'on arrive avec des propositions concrètes et nécessairement, ça va impliquer de prendre un peu d'expansion sur le territoire », mentionne le maire Labeaume.

L'agglomération poursuit sa réflexion à ce sujet pour déterminer où pourraient être situées ces zones industrielles.

Consultations

Le Schéma d'aménagement et de développement pour l'agglomération de Québec pour 2040 est la première révision proposée depuis la version de 1985.

Le maire de L'Ancienne-Lorette, Émile Loranger, rappelle que la ville appartient aux citoyens et invite ces derniers à se prononcer lors des étapes de consultation afin que le Schéma tienne compte le plus possible des enjeux locaux.

« Si on veut faire un succès, et je suis convaincu qu'on va y arriver en travaillant tout le monde ensemble, il faut qu'on sache harmoniser parfaitement bien, le plus possible, les grands enjeux d'ensemble aux réalités locales. »

Des séances d'information sur le Schéma d'aménagement et de développement.sont prévues en mai, puis des consultations, en juin.

 

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