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Faire le choix de l'entrepreneuriat à Québec

Se lancer en affaires n'est pas de tout repos. Même si la région de Québec présente des facteurs économiques facilitants, peu de gens osent faire le saut. La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante a évalué une foule de critères pour finalement classer Québec au 78e rang pour l'indice entrepreneurial.

François Houde et Valérie Doran font partie de ceux qui n'ont pas eu peur de laisser tomber un emploi stable pour devenir leur propre patron.

« J'étais au gouvernement du Québec. J'avais un très bon emploi en ressources humaines, un emploi que j'aimais beaucoup, mais c'est au cours de mon deuxième congé de maternité que j'ai décidé de me lancer en affaires. C'était une décision irrévocable pour moi », raconte Valérie Doran, fondatrice et PDG de Bulle bijouterie pour maman.

Au gouvernement, elle travaillait quatre jours par semaine. Maintenant, elle ne compte plus les heures consacrées à son entreprise d'une trentaine d'employés.

« Le plus difficile au départ, c'est de trouver les bonnes personnes pour nous accompagner, mais on est quand même très chanceux dans la région parce qu'on a une foule de possibilités au niveau de l'accompagnement des PME », assure-t-elle.

François Houde, de son côté, maîtrisait déjà les rouages de la finance lorsqu'il est devenu copropriétaire de Squeeze studio animation, où il est aussi directeur des finances.

Son passé de directeur des comptes dans plusieurs établissements bancaires l'amène à parler du financement des entreprises. Squeeze studio animation a connu une croissance fulgurante ces dernières années, notamment grâce à une entente avec Disney.

« La croissance, c'est le grand défi, de réussir à financer ça, réussir à supporter chaque jour les besoins de l'entreprise. Dans mon ancien rôle, j'ai eu la chance d'aider des entreprises à grandir. [...] Ça reste un défi. S'il n'y a pas d'argent dans le compte de banque pour faire avancer l'entreprise, c'est terminé », raconte-t-il.

Immigrer à Québec avec son entreprise

Au-delà des facteurs économiques, les facteurs sociaux peuvent aussi favoriser l'émergence de nouvelles entreprises dans une région.

Il y a trois ans, Eliot Jacquin a décidé d'immigrer à Québec et de déménager avec lui son entreprise spécialisée dans la visualisation des données pour les entreprises et les grandes sociétés.

Comme bien des entrepreneurs, Eliot Jacquin insiste sur l'importance des ressources d'accompagnement. « Quand on est immigré, on se heurte à certaines contraintes, à des barrières administratives qu'on ne connaît pas. [...] Québec international nous a permis de rencontrer nos premiers prospects et futurs clients avant même d'être installés à Québec », se souvient-il.

Au-delà des perspectives d'affaires, c'est surtout le milieu de vie qui l'a attiré dans la Vieille Capitale.

« Il y a une ville à taille humaine, il y a des ressources qui sont vraiment très talentueuses. Il y a une proximité avec l'environnement, la nature, qu'on peut difficilement retrouver ailleurs », avance Eliot Jacquin pour expliquer son choix de s'installer à Québec.

D'ailleurs, la taille de la ville n'est pas un obstacle pour l'entrepreneur, qui continue à servir des clients à l'international.

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