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Félix Auger-Aliassime ne traînera pas longtemps chez les juniors

Félix Auger-Aliassime a vite retrouvé le sourire après sa défaite crève-coeur dimanche en finale du tournoi junior de Roland-Garros.

Un texte de Diane Sauvé

« J'avais juste envie de sortir du terrain après le match », raconte le prodige de 15 ans. Celui qui a laissé filer trois balles de match contre le Français Geoffrey Blancaneaux admet finalement avoir passé une « belle semaine ».

Disons qu'il a eu un consolateur de choix sur le court. Nul autre que l'ancien champion de la terre battue, Yannick Noah.

« Il m'a dit que le futur était devant moi, que j'avais un énorme potentiel. Je lui faisais un peu penser à lui quand il était plus jeune. Qu'il fallait que je continue à bien travailler. Que de belles choses allaient arriver. »

Le joueur de Québec, maintenant classé 606e au classement de l'ATP, sait bien que ses récents succès créent un engouement. Mais il refuse de s'emballer et rappelle qu'il a encore des croûtes à manger. Quant à la pression, Félix Auger-Aliassime ne joue pas à l'autruche et reconnaît qu'elle est bien là.

« Je vais être encore plus attendu dans les tournois maintenant. Il y a une certaine pression. Je pense qu'il faut que ça reste une bonne pression, une motivation. J'essaie de pas trop m'en faire avec ça et continuer d'avoir du plaisir dans ce que je fais. »

Il fêtera son 16e anniversaire le 8 août (même date qu'un certain Roger Federer) et disputera son prochain tournoi du grand chelem à Wimbledon, une première expérience sur gazon. C'est un tournoi qu'il voudrait bien remporter.

Vite chez les pros

Il ne traînera pas longtemps dans les rangs juniors, a fait savoir le grand patron du développement du tennis au pays, Louis Borfiga.

« L'année prochaine, on va le mettre en majorité sur les tournois pros parce qu'il n'a plus rien à faire en junior. Quand, à 16 ans, il joue comme il joue, il faut se confronter le plus vite possible aux professionnels. »

On compte d'abord lui faire disputer des tournois des circuits Challenger et Future, des tournois de moindre envergure.

On verra aussi Auger-Aliassime à la Coupe Rogers, indique Louis Borfiga. Au moins dans le tournoi de qualification et peut-être aura-t-il un laissez-passer.

« La décision, on va la prendre en fonction des intérêts de Félix et non pas pour lui faire plaisir », explique le patron de Tennis Canada.

L'avantage de l'entourage

Chose certaine, plus question de cacher le jeune phénomène, comme le souhaitait à la blague Louis Borfiga l'an dernier. Il est armé et connaît davantage la musique, selon lui. Ce qui le rassure aussi c'est la qualité de son entourage, son entraîneur et sa famille.

« L'avantage de Félix, c'est d'avoir des parents qui ont la tête sur les épaules et qui l'aident beaucoup. Les parents ont beaucoup d'offres d'agents qu'ils ont repoussées parce qu'ils savent qu'il faut prendre son temps. Que ce n'est pas la peine de s'affoler. C'est pour ça que je vous dis que je suis vraiment confiant parce que l'entourage est solide. »

Borfiga n'a que de bons mots pour Félix Auger-Aliassime et s'emballe presque.

« Il va y arriver. Je n'ai pas l'habitude de dire ça, mais je ne vois pas trop d'obstacles à ce qu'il ait une grande carrière. »

Entre-temps, le jeune Félix a de l'école cette semaine.

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