Véritable groupe culte aux États-Unis, mais un peu moins connu au Québec, le Dave Matthews Band a rapidement conquis les spectateurs dimanche, lors de la soirée de clôture du Festival d'été de Québec (FEQ).

Un compte-rendu d’Anne-Josée Cameron

Le FEQ se termine comme il a commencé, avec une première visite en carrière.

Après The Weeknd, Neil Young, Future, Shawn Mendes, The Chainsmokers, Beck et Lorde, c'était au tour du Dave Matthews Band de venir découvrir le formidable accueil que réserve Québec aux artistes qui se produisent sur les Plaines.

La formation américaine nous arrive avec un nouvel album paru en juin, Come Tomorrow. À peine six semaines après sa sortie, il a déjà atteint le sommet du Billboard 200 grâce à des ventes exceptionnelles.

Cependant, seules quelques chansons de cette nouvelle parution ont été jouées dimanche soir.

Un chanteur charismatique

Dave Matthews s’est empressé de saluer la foule en français, dès la fin de sa première pièce, Don’t drink the water. Il a mentionné - en anglais - que sa famille et lui avaient profité de leur passage à Québec pour visiter la ville, et qu’ils avaient beaucoup aimé.

Le sympathique artiste a poursuivi avec les chansons Samurai Cop, Warehouse et What would you say, des pièces aux arrangements aussi différents les uns des autres. Nos oreilles pouvaient percevoir des influences jazz, reggae, rock et même funk.

La chanson Crash into me, qui se retrouve sur la bande sonore du film Lady Bird, a fortement fait réagir la foule. Tout comme la version de Sledgehammer que nous a offerte Dave Matthews et ses excellents musiciens. Par moment, la voix du chanteur ressemblait d'ailleurs étrangement à celle de Peter Gabriel.

Virtuosité

Le Dave Matthews Band y est également allé de longues envolées instrumentales lors de l’exécution de Lying in the hands of god et Ants Marching. Il faut le dire, les musiciens qui composent le groupe sont impressionnants de virtuosité, que ce soit à l'orgue, au saxophone ou à la guitare.

Le sextet a évolué toute la soirée dans un univers visuel riche et poétique, évoquant à maintes reprises l’eau.

Des éclairages explosifs et rythmés sont venus ponctuer toute la performance du groupe de Charlottesville, en Virginie.

La soirée, et du même coup la 51e édition du FEQ, s’est terminée sous les vivats déchaînés de la foule, qui visiblement a adoré le spectacle.

En première partie

La soirée a bien démarré avec les riff débridés de John Butler, le guitariste prodige du John Butler Trio. C’est donc une prestation brève - de 45 minutes à peine - et d’autant plus intense, empreinte d’influences blues, rock et country, qui a préparé le public à découvrir le chanteur américain Sturgill Simpson.

Lauréat du Grammy du meilleur album country en 2017, Simpson n’a pas fait que du country, bien au contraire.

Très rock par moment, l’artiste a enchaîné les genres et les tempos, alternant des ballades comme The promise et des pièces au rock étourdissant comme Brace for Impact (Live a little).

Il a ensuite terminé avec une série de pièces rock endiablées, offrant ainsi à Dave Matthews, qui s’apprêtait à monter sur scène, une foule gonflée à bloc.

Le bilan officiel du FEQ sera rendu public lundi matin, mais il est d’or et déjà possible de présumer que cette édition est un succès, portée par une superbe programmation et une météo plus que clémente.

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