Retour

Fermeture du Houston : les employés porteront plainte contre le propriétaire

La trentaine d'employés du restaurant Houston sur le boulevard Laurier, qui a fermé ses portes sans préavis dimanche, sont déterminés à faire valoir leurs droits devant la Commission des normes, de l'équité de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). Ils porteront plainte contre le propriétaire de l'établissement.

Escortés par des gardiens de sécurité, vendredi, ils ont pu récupérer leurs effets personnels et leur dernier chèque de paie. Les employés étaient tous bien au fait que la Loi sur les normes du travail exige un préavis d'au moins 8 semaines pour tout employeur qui licencie 10 personnes ou plus.

En l'absence d'un tel préavis, la CNESST indique que « l’employeur est tenu de verser une indemnité équivalant à 8 semaines de traitement. »

Or, le personnel affirme qu'aucune indemnité ne leur a été payée. « J'invite tous mes collègues à rester unis et on va voir, selon la loi, ce qu'on peut faire et à quoi on peut prétendre », a lancé le cuisinier Omar Bouzouane après avoir récupéré son dernier chèque.

Comme l'ensemble des employés, il était par ailleurs étonné de constater que la direction avait embauché des gardiens de sécurité pour l'occasion.

On nous a parké comme des bêtes, un manque de respect flagrant. On est quand même civilisé.

Omar Bouzouane, ancien cuisinier au Houston

Mis à part les indemnités pour l'absence d'un préavis, Omar Bouzouane indique que l'ensemble des heures qu'il a travaillées lui ont été payées.

Ce n'est cependant le cas pour l'ensemble des employés. Plusieurs d'entre eux ont souligné qu'il manquait des pourboires ou des heures de travail sur leur dernier chèque.

« Ils m'ont donné 61 heures et ils me doivent 80 heures », s'est indigné Jonathan Meunier. Le cuisinier soutient d'ailleurs que depuis son embauche, il y a sept mois, les problèmes liés à sa rémunération étaient fréquents.

Un chèque directement du propriétaire

Les employés du Houston ont également été surpris de voir que leur dernier chèque provenait du compte personnel du propriétaire, Louis Drolet.

La comptable leur a demandé de signer un document rédigé à la main à cet effet et ne leur a fourni aucune explication.

« Je ne renonce pas à mes droits de recevoir tous [sic] les autres sommes dues », a tenu à ajouter une employée au bas du document, tout en mentionnant que l'entreprise lui devait toujours les pourboires pour deux quarts de travail.

Il n'a pas été possible de joindre Louis Drolet. Sa fille, qui gérait le restaurant depuis un certain temps, était également injoignable.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une bulle gèle sous nos yeux





Concours!



Rabais de la semaine