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Fermeture du stationnement Dalhousie : les citoyens veulent un comité consultatif

Le conseil de quartier du Vieux-Québec-Cap-Blanc-Colline-Parlementaire approuve l'aménagement d'aires de stationnement temporaires dans le cadre du projet de la place des Canotiers, mais il réclame du même souffle la mise sur pied d'un comité consultatif.

Une cinquantaine de citoyens ont assisté hier soir à une consultation publique organisée par la Ville, qui avait lieu à l'hôtel de ville.

Des résidents et des commerçants du Vieux-Port ont profité de la rencontre pour reprocher à l'administration municipale de ne pas les avoir consultés avant d'aller de l'avant avec son projet de place des Canotiers. Ce dernier implique la fermeture temporaire du stationnement Dalhousie à partir du 1er septembre 2015, jusqu'en février 2017.

Au total, 332 usagers mensuels et 200 utilisateurs horaires ne pourront plus garer leur voiture dans le stationnement Dalhousie.

Bien que la Ville ait ciblé huit sites qui pourront accueillir les usagers du stationnement Dalhousie pendant les travaux, en plus d'offrir des billets de funiculaire et d'autobus aux usagers concernés, cela n'a pas suffi à calmer le mécontentement.

Plusieurs résidents jugent que ces sites sont situés beaucoup trop loin de leur domicile ou de leur lieu de travail.

C'est le cas de Benoît Denis, avocat chez Baron Lafrenière, dont les bureaux sont situés sur la rue Sault-au-Matelot.

Me Denis déplore que la Ville ait choisi l'endroit situé sous les bretelles de l'autoroute Dufferin-Montmorency pour déménager temporairement les aires de stationnement que le bureau d'avocats offrait à sa clientèle au stationnement Dalhousie. Cela compliquera l'accès au bureau d'avocats tant pour les clients que pour les employés, dit-il.

« On nous a replacés sous l'autoroute. Vous comprendrez que le temps étant de l'argent [...], c'est très difficile pour nous de prendre quotidiennement l'autobus », a affirmé Me Denis.

« On ne peut pas dire à nos clients [...] "on va vous inviter à marcher et prendre l'autobus et venir nous voir". Vous comprendrez que ces clients-là, à court terme ou à long terme, vont simplement décider d'aller dans un autre cabinet », déplore Me Denis.

René Villemure, un résident qui habite la rue Sault-au-Matelot et qui doit maintenant garer sa voiture à un demi-kilomètre de chez lui, a pour sa part dénoncé la façon avec laquelle la Ville a géré le dossier.

Les résidents n'ont pas été consultés et ont été mis devant le fait accompli, dit-il.

« On nous a demandé à nous de faire des compromis. Alors ça, ce n'est pas un dialogue : c'est l'imposition d'une volonté. »

Les représentants municipaux ont par ailleurs rappelé au cours de la rencontre que c'est la Société québécoise des infrastructures qui est le principal propriétaire du stationnement Dalhousie, alors que la Société Parc-Auto du Québec en est le gestionnaire.

Ils ont précisé que le site pourrait éventuellement être cédé à la Commission de la Capitale nationale du Québec une fois les travaux terminés.

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