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Feu vert à une action collective contre Anacolor

La Cour supérieure autorise l'exercice d'une action collective contre l'usine de peinture Anacolor, située dans le secteur de Cap-Rouge, à Québec.

Un texte de Louis Gagné

La requérante, Catherine Arrouart, soutient que des centaines de résidents subissent des préjudices importants depuis plusieurs années en raison des émanations de l’entreprise de peinture industrielle.

Sa requête a été faite au nom de résidents du secteur et d’enfants fréquentant l'école Marguerite-D'Youville et le centre de la petite enfance situés à proximité de l’usine.

Les demandeurs réclament une compensation pouvant atteindre 17 000 $ par citoyen incommodé, selon la zone où il réside. Deux zones, une orange et une jaune, ont été délimitées dans un rayon d’un kilomètre autour des installations d’Anacolor.

« La zone orange est plus près de l’usine, donc on demande des dommages et intérêts qui sont plus élevés parce qu’on a évalué, d’après les plaintes et les témoignages des citoyens, que les inconvénients y étaient plus élevés que dans la zone jaune », explique l’avocate des requérants, Me Anne-Julie Asselin.

Problèmes persistants

De son côté, Catherine Arrouart accueille favorablement l’autorisation d’exercer une action collective. Elle refuse cependant de crier victoire tant et aussi longtemps qu’Anacolor n’aura pas déménagé son usine. Elle soutient que les problèmes liés aux émanations de l’entreprise sont toujours présents.

« Ça dépend des vents, mais c’est plusieurs journées par semaine. Ça souffle directement chez nous, directement sur la cour. Ça veut dire que les enfants ne peuvent pas aller à la patinoire ni jouer au hockey dans la rue. Si on […] veut juste glisser ou marcher, bien il faut qu’on s’éloigne de la zone, parce que c’est invivable. »

Collaboration maintenue?

Le président de la Commission scolaire des Découvreurs, Alain Fortier, espère que l’autorisation accordée par la Cour supérieure ne mettra pas fin à la collaboration entre l'école Marguerite-D'Youville et Anacolor.

Il rappelle que l’usine a accepté de cesser sa production durant les récréations et sur l’heure du dîner afin de réduire l’exposition des élèves aux émanations.

« Je pense que l’assentiment général, c’est qu’on trouve un nouvel endroit pour Anacolor […] Je pense que tout le monde s’est prononcé dans ce sens-là, mais entre-temps, d’ici à ce que ça se fasse, bien on souhaite que la collaboration se maintienne », affirme M. Fortier.

Au moment d’écrire ces lignes, Anacolor n’avait pas encore répondu aux demandes d’entrevues de Radio-Canada.

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