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Fin de saison : le Rouge et or et les Carabins à égalité... ou presque

Le photofinish. Le terme anglophone est employé durant les épreuves cyclistes ou lors des compétitions d'athlétisme, mais il décrit parfaitement la fin de saison 2016 du football universitaire québécois.

Un texte de Jean-Philippe Martin

À l'aube du dernier match du calendrier régulier, le Rouge et Or de l'Université Laval et les Carabins de l'Université de Montréal sont nez à nez, ou presque, pour l'obtention du premier rang de la conférence Québec.

L'entraîneur-chef Glen Constantin n'a jamais vu une situation aussi corsée.

Les Carabins et le Rouge et Or ont des fiches identiques de 6-1. Les deux équipes se sont affontées à deux reprises et ont chacune remporté un match. L'écart du pointage lors de ces deux parties étant identique, c'est ce qui forcera à départager les deux équipes avec le 3e bris d'égalité.

Advenant des victoires de Laval et de Montréal ce samedi, c'est le total des points accordés durant toute la saison qui décidera du champion de la saison régulière.

« Quand tu es rendu au 3e [bris d'égalité], ça met du piquant, ça permet aux joueurs de garder le focus. Tu te sens comme en éliminatoires, mais tu ne l'es pas encore », illustre l'entraîneur-chef du Rouge et Or », illustre Glen Constantin.

Pour l'instant, les Carabins ont l'avantage 72-77. Ils ont accordé cinq petits points de moins que le Rouge et Or.

Glen Constantin ne peut contrôler l'issue du match entre Montréal et McGill, mais il compte sur ses joueurs pour réduire à néant l'offensive du Vert et Or de l'Université de Sherbrooke. Le Rouge et Or a limité les Sherbrookois à trois points, dans une victoire de 41 à 3, le 18 septembre dernier à Québec.

« Pour être honnête, on a donné trois points, mais la réalité, c'est que défensivement, c'était très décousu comme jeu, avoue Constantin. Marc Fortier [coordonnateur de la défensive] était le premier à dire qu'il n'était pas content. On a eu le résultat, mais le processus n'était pas à point. »

Le demi défensif Gabriel Marcoux adore le défi qui se présente à lui et son unité.

« C'est le fun pour des joueurs en défensive. Ça donne un petit oumph de vouloir mettre un zéro [au tableau de l'adversaire]. C'est le but chaque semaine, mais là c'est encore plus vrai », estime l'athlète-étudiant.

L'équipe qui terminera au premier rang aura l'avantage du terrain pour tous les matchs éliminatoires, à l'exception de la finale de la Coupe Vanier qui sera disputée à Hamilton en Ontario le 26 novembre.

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