Retour

Financement des partis : Démocratie Québec dénonce le projet de loi 83

Démocratie Québec, le parti d'opposition à l'Hôtel de Ville de Québec, craint pour sa survie advenant l'adoption du projet de loi 83, qui modifie le financement des partis politiques municipaux.

« On n'y arrivera pas », estime le président de Démocratie Québec, Denis L'Anglais, qui a présenté le mémoire du parti en commission parlementaire jeudi en compagnie du chef de l'opposition, Paul Shoiry.

Selon M. L'Anglais, le projet de loi menace l'existence des partis d'opposition sur la scène municipale, en plus de compliquer sérieusement la tâche aux candidats indépendants.

La réduction de la contribution financière maximale d'un électeur de 300 $ à 100 $, comme au niveau provincial, porterait un dur coup aux formations politiques profitant de moins d'appui populaire et de contributions, selon lui.

Dans la foulée de la commission Charbonneau, l'ancienne limite de 1000 $ par électeur a été abaissée. Denis L'Anglais estime que le nouveau plafond est juste, compte tenu de la difficulté d'amasser des fonds au municipal.

« 300 $, ça corrige la mesure qu'on voulait corriger, c'est-à-dire d'éviter les prête-noms et la collusion. Ce n'est pas une contribution de 300 $ qui va acheter un contrat de 10 millions », ironise-t-il.

Budgets de recherche amputés?

Denis L'Anglais s'inquiète aussi d'une révision du mode de calcul des budgets de recherche des conseillers municipaux. Si le projet de loi 83 est adopté, il évalue que les membres de Démocratie Québec verront leur budget de recherche passer de 42 000 $ à 11 000 $ annuellement.

« C'est un très gros morceau parce que c'est une perte importante d'argent pour les conseillers municipaux », dit-il.

Denis L'Anglais croit qu'il en va de la qualité du débat municipal de s'assurer que chaque conseiller puisse profiter d'un budget adéquat pour préparer ses dossiers.

Les consultations entourant le projet de loi 83 se déroulent jusqu'au mois d'avril.

Plus d'articles