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Footloose, une comédie musicale pleine de fougue et de boucane

Inspiré du film des années 80 qui a fait de Kevin Bacon une vedette, la comédie musicale Footloose a séduit mercredi les spectateurs malgré quelques petits pépins.

Un texte d'Anne-Josée Cameron

Mise en scène, traduite et adaptée par Serge Postigo, qui nous avait offert l'été passé Mary Poppins, Footloose raconte l'histoire de Ren MacCormack.

Originaire de Chicago, l'adolescent se voit forcé de déménager avec sa mère dans un petit village où la musique rock et la danse sont interdites. Rapidement, le jeune homme va se rebeller et entraîner dans son sillage les jeunes de l'endroit, dont la belle Ariel, la fille du révérend.

Saluons d’abord, la fougue et le talent des comédiens-danseurs -chanteurs. Éléonore Lagacé est épatante dans le rôle d’Ariel More. Elle offre une performance dont les nuances ne sont pas absentes. Philippe Touzel est également très bon dans le rôle de Ren MacCormack. Ils sont accompagnés d’une solide distribution.

Les décors et la scénographie sont impressionnants. Il faut voir les comédiens passer d’une salle de classe à la messe du dimanche en passant par le casse-croûte et le pont de Beaumont.

La musique

La comédie musicale comprend les chansons cultes du film - comme Footloose, Almost Paradise ou encore Holding out for a her - et une sélection de chansons traduites en français. Le mélange du français et de l’anglais est parfois agaçant.

Même les personnages de la pièce parlent par moment franglais déconcertant.

Toutefois, les chansons sont incontestablement l’une des forces du spectacle. Les chanteurs accompagnés par huit musiciens offrent plusieurs beaux moments comme Lets hear it for the boy ou encore Môman dit.

Petits ajustements

Des perturbations techniques ont nui à certains moments dramatiques. Par exemple, l’interprétation sentie d’Almost paradise ,de Lagacé et Touzel a perdu de sa puissance en raison de la boucane qui ne cessait de passer de la scène aux spectateurs.

En effet, une brise venue d’on ne sait où a malheureusement déplacé la boucane vers les spectateurs de la première rangée qui tentaient désespérément de respirer. Dès lors, le reste du public était plus occupé à regarder les emboucanés que les amoureux.

Malgré tout, le spectacle qui nous a été offert mercredi soir était enlevant, festif et plein de jeunesse. Un vrai plaisir pour le coeur!

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