Retour

François Bellefeuille : vers un personnage « plus mature », mais tout aussi virulent

L'humoriste François Bellefeuille a parcouru le Québec pendant plus de trois ans pour présenter son premier spectacle solo. À quelques mois de la fin de sa tournée, il parle d'un « tournant dans sa vie ». La journaliste Claudia Genel l'a rencontré pour faire le bilan des dernières années et parler d'avenir.

Claudia Genel (CG) : Ta tournée se terminera en mars 2017. Est-ce que c’est excitant de passer à autre chose parce que tu as fait le tour? Y a-t-il un petit côté triste?

François Bellefeuille (FB) : Il y a plusieurs nouvelles choses qui se sont passées dans ma vie. Je suis en couple depuis un bon petit bout, on a un petit gars de 14 mois, ma blonde est encore enceinte, on va en avoir un deuxième en mai. Ce sont toutes des choses qui brassent dans ma vie et que j’ai le goût de partager avec les gens. Je veux m’en inspirer pour mon prochain one-man show […] Je n’avais pas le choix de mettre une fin à ma première tournée pour laisser le deuxième show se créer à son plein potentiel. Il y a donc un côté de moi qui est content de ça, après trois ans et demi, mais là, je commence à compter les dates […] et je le sais que les deux ou trois derniers shows vont être vraiment difficiles […] Je vais probablement pleurer à la dernière parce que c’est un gros bout de ma vie qui va se terminer. C’était mon rêve. On a eu un succès inespéré avec le show.

CG : Tu as changé de carrière. Tu as réalisé son rêve. Est-ce que c’est comme tu le pensais?

FB : Je ne pensais pas avoir un aussi gros succès. Il y a eu une adaptation. Être connu, au départ, j’ai été déstabilisé par ça. Ça s’est fait progressivement depuis six ans. Là, j’y vois beaucoup d’avantages, mais au début, j’étais du genre à être perturbé parce que tu te sens regardé partout où tu vas […] J’ai appris à prendre les compliments et prendre l’amour que les gens me donnent […] J’aime ça quand les gens me disent qu’ils aiment ce que je fais. Je le prends comme un cadeau, maintenant.

CG : Rêves-tu d’une carrière hors Québec, aux États-Unis?

FB : C’est un rêve. Je suis allé jouer dans un comedy club à New York. J’ai adoré ça. Les meilleurs au monde, en stand up, sont à New York. J’ai déjà travaillé aux États-Unis trois ans comme vétérinaire. Mon anglais est correct. J’ai besoin de le dérouiller de temps en temps, mais mon rêve est de pouvoir aller passer du temps là-bas et d’être assez bon, assez connu, pour me promener dans les comedy clubs, mais je ne voudrais pas être une grande star aux États-Unis […] Si, un jour, je peux me permettre d’aller là un mois par année, j’aimerais vraiment beaucoup ça.

CG : Tu dois déjà commencer à travailler sur ton prochain one-man show

FB : J’ai déjà commencé. J’ai déjà 45 minutes de faites. Ça bouille en dedans. Le fait d’avoir un enfant me fait redécouvrir la vie à travers les yeux de mon fils […] Mon personnage se rapproche de moi. Je me sers vraiment beaucoup plus de moi pour partir mes idées. Le personnage ne va pas s’assagir, mais il va devenir plus mature, sans perdre sa folie, sans perdre son caractère qui est ancré dans ses gènes. Je suis pas mal certain que ses colères sur certains sujets vont rester aussi virulentes!

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un rottweiler goûte à du citron pour la première fois





Rabais de la semaine