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Frédéric Gas accusé d'avoir tué son père à Saint-Lambert-de-Lauzon

Frédéric Gas, 24 ans, est accusé du meurtre au premier degré de son père, Claude Gas, survenu lundi à Saint-Lambert-de-Lauzon, près de Lévis.

La victime de 67 ans aurait été tuée avec une arme blanche dans sa résidence de la rue Bellevue.

Frédéric Gas n'a pas eu la moindre réaction au banc des accusés lors de sa courte comparution mardi après-midi.

Le jeune homme de 24 ans a laissé le soin à son avocate de l'aide juridique de régler les détails administratifs avant de reprendre le chemin des cellules.

Il restera incarcéré jusqu'à sa prochaine comparution, prévue le 13 octobre. À cette date, la poursuite a annoncé qu'elle allait transmettre un complément de preuve.

La communauté ébranlée

Le meurtre ébranle la petite communauté de Saint-Lambert, où la consommation de drogue de l'accusé était bien connue. Un résident de l'endroit Stéphane Cyr a eu des frissons lorsqu'il a appris la nouvelle.

« Je suis venu souvent le chercher ici, parce qu'il se chicanait avec son père. Je l'amenais chez nous pour essayer de le calmer et essayer de lui donner un second souffle, mais ça n'a pas marché. »

D'ailleurs, Frédéric Gas devait se présenter au palais de justice aujourd'hui même pour répondre à une autre accusation de possession de cannabis.

Il n’en est pas à ses premiers démêlés avec la justice. Il a été condamné en juin 2016 à 37 jours de prison pour un vol à l'étalage dans un dépanneur de St-Lambert.

Le tribunal avait ordonné une évaluation psychiatrique pour connaître son état mental au moment de ce crime.

L'examen de 30 jours avait permis de déterminer que le jeune homme était tout à fait conscient de ses gestes.

Son dossier criminel, qui compte une douzaine de causes, indique qu'il a séjourné à la maison de Lauberivière après sa sortie de prison.

Puis, il est retourné vivre chez ses parents, à St-Lambert de Lauzon, il y a un peu plus de deux mois.

Ses antécédents démontrent des condamnations pour possession de cannabis, intrusion de nuit et nombreux bris de probation.

Sa première condamnation remonte à 2013 pour une affaire de fraude dans un club vidéo de Saint-Lambert et une introduction par effraction dans la même municipalité.

Thérapie

Au moment des représentations sur la peine en juillet 2013, son père, électronicien, avait témoigné en sa faveur.

Claude Gas avait demandé à la juge d'envoyer son garçon en thérapie pour soigner sa dépendance à la drogue.

Il avait indiqué que ses tentatives pour le convaincre de suivre une cure s'étaient montrées vaines.

Le défunt père a même avoué à la Cour que son fils pouvait se montrer violent lorsqu'il le confrontait sur cette question.

« Je suis là parce que je sais qu’il a un énorme potentiel positif », avait expliqué le défunt père.

Les tentatives des parents de Frédéric Gas se sont toujours terminées par une fin de non recevoir.

La juge Chantale Pelletier avait accepté les arguments de l'avocat de Gas et condamné le jeune homme à des travaux communautaires.

Elle avait toutefois sermonné Frédéric Gas qui en était à l'époque à ses premiers démêlés avec la justice.

« Vous êtes chanceux et vous ne le savez pas. C'est dommage que vous ne réalisiez pas plus que ça. Vous êtes un jeune homme qui avez plein de potentiel, du talent, vous avez des parents qui vous soutiennent (...) Essayez donc de faire quelque chose de mieux que ce que vous êtes en train de faire, là. Ça serait pas mal plus utile pour vous et la société aussi. Ça remercierait aussi vos parents de vous soutenir encore même si vous avez fait des choses illégales ».

Avec les informations de Yannick Bergeron

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