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Fuite de diesel : Valero aurait dû avertir le ministère plus tôt

Le ministère de l'Environnement a confirmé jeudi que la compagnie Énergie Valero aurait dû aviser le gouvernement dès qu'elle a pris connaissance d'un rejet de 200 000 litres de diesel confiné à l'intérieur de ses installations.

Le conseiller aux affaires publiques d'Énergie Valero, Martin Lévesque, a martelé que l'entreprise n'avait pas à aviser le ministère avant qu'une quantité évaluée à 10 litres par Valero n'atteigne le fleuve.

« Je ne partage pas cet avis-là », décoche Jean-Marc Lachance, le directeur régional du Centre de contrôle environnemental du Québec.

Selon lui, même si le déversement a été contenu pendant près de trois jours à l'intérieur de la raffinerie, Énergie Valéro aurait dû le faire savoir, « aussitôt qu'ils en prennent connaissance », dit-il en citant les articles de loi.

Avis de non-conformité

Le directeur régional explique que les avis de non-conformité sont émis lorsqu'une compagnie n'agit pas conformément aux lois en vigueur, et peuvent mener à des sanctions financières et administratives, en fonction de la gravité.

« Si on constate un manquement, pour tous les manquements, qu'ils soient mineurs, modérés, etc., on émet un avis de non-conformité. Dans ce cas-ci on a déterminé que l'entreprise ne nous a pas avertis dans un délai raisonnable tel que prévu à la loi. »

Jean-Marc Lachance détaille que l'entreprise est sous surveillance constante des inspecteurs, parlant de 15 visites pour les années 2015 et 2016. Au total, depuis 5 ans, le ministère a publié 24 avis de non-conformité. Ne voulant pas statuer sur l'importance de ce nombre, il croit que « plus on fait d'inspection, plus y peut y avoir des constats qu'on fait en terme de manquement ».

Selon le site internet du ministère de l'Environnement, deux de ces 24 avis ont donné lieu à des amendes de 5000$ chacune.

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