Retour

Fusillade, manifestations et inconduites sexuelles, une année occupée au SPVQ

Un an jour pour jour après son assermentation, le nouveau chef de police de la Ville de Québec dresse un bilan de sa première année. Robert Pigeon est fier de ses troupes dans les deux principaux événements qui ont retenu leur attention, c'est-à-dire la fusillade à la grande mosquée ainsi que les manifestations et contre-manifestations des derniers mois.

« L'année dernière a été riche en termes de défi », a lancé le chef de police au début de sa conférence de presse.

Le premier défi de l'année est arrivé tôt en 2017 pour les policiers de Québec alors qu'un tireur a ouvert le feu au Centre culturel islamique de Québec, faisant 6 morts le 29 janvier.

La gestion de l'événement s'est faite de façon « fluide et organisée », souligne Robert Pigeon.

Fidèle à ses habitudes, le service de police a fait une séance de rétroaction après la tragédie.

« Dans toutes opérations policières, il y a toujours des choses à améliorer », ajoute le chef de police, qui admet que depuis la fusillade, le SPVQ surveille d'un peu plus près les gestes à caractère haineux pour s'assurer qu'ils ne deviennent pas des crimes.

La communauté musulmane a d'ailleurs été encouragée à dénoncer. Résultat : les plaintes en lien avec les gestes et crimes à caractère haineux ont augmenté entre 2016 et 2017.

La police de Québec encadre environ 250 manifestations par année, mais celles pro et anti-immigration les ont particulièrement tenues en haleine.

D'abord celles du mois d'août , alors que la manifestation du groupe La Meute a été retardée de plusieurs heures en raison de la présence de contre-manifestants. De violents affrontements ont éclaté entre les policiers et les manifestants antifascistes.

« Notre objectif c'est de s'assurer que les gens qui manifestent font valoir leur point de vue, mais qu'ils puissent le faire en toute sécurité », affirme le Robert Pigeon, qui précise qu'avec le phénomène des contre-manifestations, le travail des policiers a changé.

Crimes sexuels

Dans la foulée des révélations sur Gilbert Rozon, la police de Québec a reçu 30 plaintes pour des crimes à caractère sexuel, dont les deux tiers se seraient produits avant l'an 2000. Plusieurs dossiers ont été transférés par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) à celui de Québec.

« Notre objectif d'abord et avant tout, c'est les victimes », souligne le chef de police. Il a d'ailleurs établi un nouveau partenariat avec le Centre d'aide aux victimes d'actes criminels (CAVAC), qui a maintenant deux intervenants dans les locaux du SPVQ. Ceux-ci entrent en contact directement avec les victimes pour leur offrir de l'aide.

Plus d'articles

Commentaires