Retour

G7 : la présence de Paul Kagame à Québec dénoncée

La venue au Canada du président rwandais Paul Kagame, qui doit participer à une réunion du Sommet du G7, samedi, à Québec, est loin de faire l'unanimité.

Un texte de Louis Gagné

Un regroupement d’associations de Canadiens originaires de l’Afrique des Grands Lacs, une région qui désigne le Burundi, l’Ouganda, la République démocratique du Congo et le Rwanda, souhaite que M. Kagame soit déclaré persona non grata au Canada.

Le collectif accuse l’homme d’État, au pouvoir depuis plus de 18 ans dans son pays, d’avoir perpétré plusieurs crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Il lui reproche notamment sa participation alléguée à la torture et au massacre d’opposants politiques, de populations civiles et de journalistes.

L’avion de M. Kagame doit atterrir à l’Aéroport international Jean-Lesage de Québec à 18 h 30 jeudi. Les membres du collectif organisent une manifestation devant l'Assemblée nationale samedi entre 10 h et 14 h.

Un accueil « très, très grave »

Selon le président du Congrès rwandais du Canada, Pierre-Claver Nkinamubanzi, « accueillir un type comme Paul Kagame » est quelque chose de « vraiment très, très grave ».

« Les autorités canadiennes pourraient au moins taper sur la table et lui dire de cesser de brimer les droits de la personne au Rwanda, de libérer tous les prisonniers politiques et d’ouvrir l’espace politique surtout parce qu’il est vraiment fermé dans son pays », affirme-t-il en entrevue à Radio-Canada.

Enquêtes internationales

Paul Kagame, 60 ans, a fait l’objet d’enquêtes à l’international, notamment en France et en Espagne, pour son rôle présumé dans l’assassinat du président rwandais Juvénal Habyarimana en 1994, événement déclencheur d'un génocide qui a fait environ 800 000 morts.

Réélu pour un troisième mandat avec 98,8 % des voix l’été dernier, Paul Kagame occupe depuis fin janvier la présidence tournante de l’Union africaine.

M. Kagame participera à une séance de mobilisation sur la santé des océans et la résilience des communautés côtières, samedi, à Québec.

De nombreux dirigeants mondiaux et chefs d’organisations internationales seront également présents, dont le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, et la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Bataille entre un criquet et une guêpe: qui gagnera?





Rabais de la semaine