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Garçons maltraités : la Commission des droits de la personne enquête

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse ouvre une enquête dans la foulée des allégations de maltraitance de garçons par un pasteur de l'Église baptiste évangélique de Québec-Est.

La Commission entend analyser l'ensemble des documents, notamment ceux de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) et rencontrer les principaux acteurs dans ce dossier afin de vérifier si les droits des enfants ont été lésés dans cette affaire, explique le vice-président pour la jeunesse de la Commission, Camil Picard.

« Ce qu'on va aller vérifier, c'est si ces jeunes pour lesquels il y avait eu des signalements ont reçu les services auxquels ils avaient droit et est-ce que leurs droits selon la Loi de la protection de la jeunesse ont été bien respectés. »

Selon M. Picard, les policiers et la DPJ sont mal outillés pour intervenir dans des contextes où les parents naturels des enfants sont sous l'influence d'un tiers. Il estime que les autorités prennent souvent trop de temps à confirmer que les parents ont abdiqué de leurs responsabilités et que la sécurité des enfants est compromise.

« Ce qu'il faut, c'est de dépasser la première barrière, parce qu'on va se dire : on va aller vérifier, oui, mais l'enfant est avec sa mère. Il faut se demander qu'est-ce qu'il vit dans cette situation? »

La DPJ collabore

Le directeur adjoint de la Protection de la jeunesse, Patrick Corriveau, affirme vouloir collaborer à l'enquête de la Commission des droits de la personne.

Patrick Corriveau soutient que la DPJ n'a rien à se reprocher dans ce dossier, même s'il a fallu deux signalements pour qu'un adolescent soit retiré de la garde du pasteur en 2014 et confié à une famille d'accueil.

M. Corriveau croit que le protocole d'intervention de la DPJ a été suivi à la lettre.

« Dans la situation qui nous occupe, je peux vous confirmer qu'il y a un travail de collaboration impeccable avec les policiers. Il y a eu application de l'entente multisectorielle [visant à simplifier la procédure d'intervention]. C'est nos façons de faire dans ce type de situation », dit-il.

En 2013, la DPJ avait enquêté à la suite de signalements concernant des jeunes garçons, mais les dossiers ont été fermés.

Après son enquête, la Commission des droits de la personne pourrait faire des recommandations au ministère de la Famille ou à tout autre organisme.

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