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Gloucester : dix comédiens en délire au Théâtre la Bordée

Attendez-vous à rire au Théâtre la Bordée, qui ouvre sa nouvelle saison avec un « délire Shakespearien » intitulé Gloucester. L'œuvre signée Simon Boudreault et Jean-Guy Legault est née de leur « amour indéfectible » pour le grand dramaturge anglais.

Une critique de Claudia Genel

La pièce débute après une victoire écrasante des Anglais contre les Écossais. Édouard, le roi d'Angleterre, partage alors le royaume d'Écosse entre ses généraux Gloucester, York et son épouse, la reine Goneril. Cette dernière, qui espérait devenir régente unique de l'Écosse, aura soif de vengeance.

Dans ce spectacle drôle et rempli d'ingéniosité, 10 comédiens interprètent quelque 75 personnages campés dans 45 lieux.

Pour Gloucester, on a pigé dans l'œuvre de Shakespeare. On retrouve avec plaisir les sorcières de Macbeth, le crâne de Hamlet ou encore Roméo et Juliette. Clins d'oeil aussi à des comédies modernes telles que Le père Noël est une ordure, Les Visiteurs et Star Wars.

Théâtre, burlesque, spectacle de marionnettes et même comédie musicale composent le spectacle. Quant aux décors et accessoires, faits de bois et de métal, ils sont simples, mais efficaces.

Créer une œuvre qui met en scène des personnages et quelques incontournables de Shakespeare est tout un défi, mais l'on peut affirmer que le défi est relevé. Le spectateur néophyte s'y sentira à l'aise : il n'est pas nécessaire de connaître l'oeuvre Shakespeare pour aimer et comprendre la pièce.

Par contre, presque trois heures (avec entracte) de spectacle, c'est un peu long. La pièce aurait pu être resserrée; les auteurs ont peut-être eu du mal à faire des choix. 

La pièce Gloucester est présentée au Théâtre la Bordée jusqu'au 15 octobre. Par la suite, le spectacle sera en tournée à Terrebonne les 27 et 28 octobre et à la Cinquième salle de la Place des Arts du 25 novembre au 17 décembre.

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