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Grève des juristes : « solide engorgement » à prévoir dans les tribunaux, dit le Barreau

La rupture des négociations entre le gouvernement québécois et ses juristes inquiète sérieusement le Barreau du Québec. L'ordre professionnel des avocats en appelle à un règlement rapide, sans quoi il craint « un solide engorgement » dans les tribunaux du Québec.

Bien que le traitement des affaires juridiques urgentes soit assuré par les services essentiels, le conflit qui oppose les avocats et notaires de l’État au gouvernement depuis le 24 octobre dernier aura des conséquences à long terme, prévient la bâtonnière Me Claudia P. Prémont.

« Toutes les remises accordées dans les autres dossiers depuis maintenant près de trois mois créeront un solide engorgement dont les citoyens continueront de subir les impacts au-delà du conflit de travail. »

« Cette situation se dessine déjà, notamment, dans les tribunaux administratifs », poursuit-elle. Les travaux réguliers de l’Assemblée nationale, qui reprendront le 7 février, seront aussi affectés, soutient la bâtonnière dans un communiqué.

À quelques semaines de la rentrée parlementaire, l’absence des juristes de l’État compromet sans conteste les activités législatives de l’État, les services aux citoyens et la protection du public.

Me Claudia P. Prémont, bâtonnière du Québec

Le Barreau invite donc aux juristes et au gouvernement à retourner à la table de négociations « pour mettre fin de la meilleure façon possible à ce conflit qui nuit à l’administration de la justice. »

Des conséquences pendant des années?

Au lendemain de la rupture des négociations, le président des avocats et notaires de l’État québécois (LANEQ), Me Jean Denis, prédit que les conséquences de la grève actuelle « se feront sentir pendant des mois, voire des années ».

Il croit qu’il est de plus en plus probable que le gouvernement adopte une loi spéciale pour mettre fin au conflit.

Selon Me Denis, un tel geste démontrerait hors de tout doute que le processus de négociation de la convention collective des juristes de l’État est déficient. Cet enjeu est d’ailleurs au cœur du présent conflit.

Les juristes de l’État québécois sont sans contrat de travail depuis le 31 mars 2015.

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