Retour

Grève des traversiers : Labeaume pourfend le syndicat

Le maire de Québec somme le Syndicat des métallos qui représente les grévistes de la Société des traversiers du Québec (STQ) de s'expliquer. Régis Labeaume doute que le vote qui a mené à un débrayage illimité des 150 travailleurs de la STQ se soit déroulé de façon démocratique.

Le syndicat a déclenché une grève générale illimitée, mardi matin, à la suite d'une réunion générale tenue en juin. Mardi, Le Soleil rapportait que seulement cinq de la trentaine d'officiers mécaniciens et de navigation de la traverse Québec-Lévis étaient présents à cette assemblée. Le service est complètement interrompu à Québec, mais aussi à Sorel - Saint-Ignace-de-Loyola.

Le maire, qui affirme parler aux noms de citoyens, y voit une manigance de la part des représentants syndicaux. Le maire Labeaume a aussi fait allusion au nombre de grévistes qui étaient peu nombreux, hier, sur les piquets de grève.

Le service de traversiers entre Québec et Lévis est paralysé mercredi pour une deuxième journée.

« Comment le citoyen se sent là-dedans? Il va falloir que le syndicat s'explique et ça presse parce que c'est un service public important. Ça sent la magouille! », déclare le maire.

Le maire Labeaume croit que la traverse Québec-Lévis devrait être considérée comme un service essentiel, à l'instar des traversiers qui font la liaison entre Baie-Sainte-Catherine et Tadoussac ainsi que Baie-Comeau, Godbout, Matane.

La patience de Martin Coiteux

Malgré les conséquences pour les citoyens après cette deuxième journée de débrayage des officiers mécaniciens et de navigation à travers le Québec, le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, n'entend pas intervenir maintenant. Il préfère laisser le temps à la négociation, tout en soulignant que sa patience a une limite. « On ne tolèrera pas une situation qui prend la population en otage, on ne tolèrera pas des dommages importants à l'économie du Québec. »

Le président du Conseil du trésor demande aux négociateurs syndicaux de reprendre les discussions et de soumettre à leurs membres les offres qui ont été déposées au cours des derniers jours. Il croit que ces propositions renferment la clé pour dénouer l'impasse.

La Coalition Avenir Québec de son côté aurait aimé que le ministre force un retour au travail. « Il y a un décret sur les services essentiels qui a été signé le 25 février 2015 qui donne au ministre le pouvoir de suspendre la grève pour faire en sorte que le service reprenne », a critiqué le député François Paradis.

Selon lui, la traverse Québec-Lévis devrait être considérée comme un service essentiel compte tenu des problèmes de congestion routière pour passer d'une rive à l'autre aux heures de pointe.

Les négociations sont toujours au point mort entre les deux parties. Le Syndicat des métallos estime que l'offre patronale n'est pas sérieuse.

Les syndiqués seront néanmoins de nouveau réunis en assemblée, à un moment qui reste à déterminer, pour discuter de ces offres et de la grève générale.

Rappelons que les services de traversiers de Québec-Lévis, Sorel-Saint-Ignace-de-Loyola, Isle-aux-Coudres-Saint-Joseph-de-la-Rive, Matane-Baie-Comeau-Godbout, Tadoussac-Baie-Sainte-Catherine sont perturbés par la grève depuis mardi matin.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un avion s'écrase dans un arbre





Rabais de la semaine