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Grève tournante à Québec : les parents s'organisent

Des centaines de parents doivent composer avec la fermeture des écoles et des services de garde prévue aujourd'hui dans le cadre du mouvement de grève du Front commun des syndicats, qui frappera la région.

Amener les enfants au travail, faire appel à la famille, prendre congé, les parents feront appel à diverses ressources pour prendre soin de leurs enfants durant cette journée. Toutefois, malgré les efforts d'organisation, nombreux se montrent compréhensifs et appuient les demandes des enseignants.

« Je me dis que les moyens de pression, tout le monde a le droit d'en faire », dit Aude Patterson-Hamel, un parent du quartier Saint-Jean-Baptiste.

« Je suis d'accord, le gouvernement fait beaucoup de coupures et les coupures, est-ce que c'est bien? C'est une grande question. [...] Je pense qu'il y a de l'argent, il faut juste savoir où aller la chercher », dit un autre parent, Marc Tremblay.

Les établissements scolaires des commissions scolaires de Québec et de Chaudière-Appalaches seront fermés toute la journée et le personnel scolaire érigera des piquets de grève devant leur établissement dès 7 h le matin.

Le Front commun se défend de prendre les parents en otage dans ce mouvement de grève. La porte-parole de la CSN à Québec, Ann Gingras, soutient qu'il s'agit du moyen de pression ultime pour tenter de débloquer les tables de négociation.

« Ce n'est pas un geste illégitime et illégal, c'est prévu dans le Code du travail. Les gens ont le droit de grève et se battent pour ces parents-là aussi, parce qu'ils sont témoins tous les jours des coupures qui ont été faites dans l'aide aux devoirs, le suivi pour les enfants qui sont en difficulté d'apprentissage », dit-elle.

« Les compressions budgétaires, l'effet des compressions, ce ne sera pas juste pour 24 h, ce sera pour toujours et il faut qu'on soit capables de rétablir la donne dans le milieu de l'éducation », poursuit Ann Gingras.

Des milliers d'employés de l'État ont amorcé aujourd'hui une série de grèves tournantes pour dénoncer, notamment, le gel de salaires que Québec compte leur imposer dans le cadre du renouvellement de leurs conventions collectives.

Si l'impasse persiste, d'autres journées de grève sont prévues les 12 et 13 novembre ainsi que les 1er, 2 et 3 décembre.

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