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Grottes de Courville : la situation est « stable »

La Ville de Québec se fait rassurante au sujet de la stabilité des sols dans le secteur des grottes de Courville, dans l'arrondissement de Beauport. De nombreux résidents estiment cependant que la valeur des maisons dans le quartier a diminué depuis que l'existence d'un réseau de failles souterraines a été dévoilée.

« La situation est stable », a déclaré d’entrée le directeur de l’arrondissement de Beauport, Richard Sévigny, à la centaine de personnes qui assistaient à la séance d’information mercredi soir.

L’abaissement du niveau de la rivière Montmorency, l’été dernier, a permis à des équipes de spéléologues d’explorer quelque 300 mètres de grottes qui étaient submergées.

Des secteurs propices à l’infiltration de l’eau le long des berges de la rivière ont été identifiés et colmatés. Les travaux de 1,2 million de dollars ont permis de réduire de 80 % l’apport d’eau dans le réseau de grottes souterraines, selon la Ville.

Les murs et les voûtes des galeries que nous avons pu explorer ne montrent pas d’indices de mouvement récent.

Patrice Bergeron, directeur par intérim du réseau périphérie du Service de l'ingénierie

La Ville de Québec a bon espoir que son intervention ralentira l’érosion des sols dans la zone touchée. L’eau de la rivière Montmorency, qui s’infiltre dans la roche à la hauteur du barrage de Courville, descend jusqu’au boulevard des Chutes et à la Chute de la Dame blanche. L’eau a accéléré l’érosion des formations rocheuses et formé des failles dans le sol qu’on appelle les grottes de Courville.

Au printemps 2013, des affaissements de terrain avaient forcé l’évacuation de quatre immeubles dans les rues Brideau et Xavier-Giroux. La Ville maintient que l’affaissement a été causé par un remplissage de mauvaise qualité et non la présence de failles souterraines.

Des résidents mécontents

Plusieurs résidents du secteur n’ont pas manqué de décrier le comportement de la Ville qui contribuerait à nourrir l’inquiétude de la population, selon eux.

« Je ne vois pas le risque, a lancé Gilles Marceau. Nos maisons ne s’écroulent pas! »

« On ne peut pas ignorer que ces grottes-là existent. La Ville ne peut pas faire ça », a répondu la conseillère du district de la Chute-Montmorency, Julie Lemieux.

Selon Mario Vézina, qui tente de vendre sa maison sans succès depuis un an et demi, la présence des grottes souterraines effraie de nombreux acheteurs.

« Personne ne peut me certifier qu’il y a une faille sous ma maison, mais je fais partie de la zone problématique quand même », déplore-t-il.

La Ville de Québec s’engage à poursuivre les travaux d’exploration des grottes souterraines à l’été 2017. L’objectif est de mieux cerner leur présence et d'en comprendre l'effet sur le secteur.

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