Retour

Guy Bertrand représentera la famille de Charlesbourg

L'avocat Guy Bertrand confirme qu'il représentera la famille de Charlesbourg qui a dû sauter du quatrième étage de son logement mercredi pour échapper aux flammes.

Des trois membres de la famille, la mère et son conjoint sont toujours hospitalisés pour traiter des fractures multiples causées par la chute. L'enfant de 10 ans s'en tire pour sa part indemne. Ils désirent maintenant poursuivre le Service de protection contre l'incendie de Québec et ont fait appel à Guy Bertrand.

Si la famille rencontre l'avocat lundi prochain, ce dernier estime qu'il n'est pas encore temps de se concentrer sur l'aspect légal du dossier. Il souhaite que les victimes pansent leurs plaies avant tout. « Il faut s'occuper, avant le droit, de la santé de la famille. »

L'avocat analyse déjà les faits entourant le drame. Si les accusations des témoins qui dénoncent l'intervention des pompiers s'avèrent fondées, Guy Bertrand parle d'« insouciance et de négligence ».

Guy Bertrand ne comprend pas pourquoi la grande échelle n'a pu se déployer. Il estime par ailleurs que les pompiers auraient dû avoir une solution de rechange pour sortir les victimes de l'appartement en flammes.

« C'est surréaliste. On a du mal à imaginer que ça puisse se produire ici. Que des gens crient au secours, qu'ils sautent, qu'il n'y ait pas de filet pour les recueillir », lance l'avocat.

Guy Bertrand rappelle que les tribunaux ont déjà blâmé un service incendie pour des bornes-fontaines gelées en hiver. Il parle ici d'un dossier similaire.

« C'est clair que, quand on paye des taxes pour avoir un service de pompiers, on s'attend à ce qu'ils aient des échelles qui fonctionnent et on s'attend à ce qu'il y ait un plan B pour recueillir les gens s'ils sont en péril », dit-il.

« Arroser, c'est une chose, sauver les gens, c'en est une autre. »

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine