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Hausse de taxes : un agriculteur menace de bloquer des sentiers de motoneige

Un producteur agricole de Cap-Saint-Ignace, en Chaudière-Appalaches, menace de bloquer l'accès aux sentiers de motoneige qui passent sur ses terres pour faire pression sur le gouvernement afin qu'il recule dans son intention de modifier le Programme de crédit de taxes foncières agricoles.

À l’instar de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Pierre Lemieux dénonce la hausse de taxe substantielle que pourraient subir les agriculteurs de la région dès 2017 en raison des changements apportés pour calculer le crédit auquel sont admissibles les producteurs agricoles.

Pierre Lemieux estime qu'il devra payer 1000 $ en taxes foncières agricoles de plus par année en vertu du nouveau programme. Les modifications doivent entrer en vigueur le 1er janvier, mais il croit que le gouvernement peut encore revenir sur sa décision.

« On a tous fait une demande conjointe pour dire au gouvernement : on vous demande de reporter d'un an la réforme et de vous associer avec les gens concernés pour définir un nouveau programme. »

Si rien ne bouge dans ce dossier, le producteur entend bloquer l'accès aux sentiers de motoneiges sur ses terres dès le 29 janvier.

Hausse de taxes de 43 %

L'UPA évalue par ailleurs à 43 % la hausse moyenne de taxes foncières que devront subir les producteurs de la région de Chaudière-Appalaches l’an prochain. Dans un point de presse tenu en après-midi mardi, l’organisation syndicale explique avoir examiné les dossiers de taxes d’une soixantaine de producteurs de la région pour en venir à la conclusion que bon nombre d’entre eux devront débourser en moyenne 752 $ de plus l’an prochain.

L’UPA réfute ainsi les propos du ministre de l'Agriculture, Pierre Paradis, qui a affirmé que la hausse toucherait uniquement 1 % des agriculteurs, et représenterait 113 $ en moyenne par année.

Jean Lambert, producteur agricole de Lévis, qualifie de paradoxale la position du ministre dans ce dossier.

« C’est un peu paradoxal, le ministre qui dit qu’il reconnaît beaucoup l’agriculture comme le premier secteur économique du Québec, mais encore faut-il s’organiser et prendre des mesures pour faire en sorte qu’on va pouvoir continuer de développer, pas tirer du plomb dans l’aile de tous les producteurs. »

Le gouvernement a annoncé en avril la réforme du Programme de crédit de taxes foncières agricoles. L’UPA martèle que la mesure est loin d’être à effet neutre pour les producteurs.

L’organisation syndicale appuyée dans sa démarche par la Fédération québécoise des municipalités réitère sa demande à Québec de reporter d’un an tout changement au Programme de crédit de taxes foncières agricoles et de consulter les intervenants concernés pour trouver des solutions durables au régime foncier agricole.

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