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Hausse des signalements pour des propos haineux

La police de Québec a reçu plusieurs signalements pour des propos haineux depuis la fusillade au Centre culturel islamique de Québec. Ces plaintes ont toutes été transférées à la Division des enquêtes sur la menace extrémiste de la Sûreté du Québec.

La SQ confirme avoir reçu 175 signalements à travers la province depuis lundi.

Hier, un homme de 45 ans a été formellement accusé, au palais de justice de Montréal, d'avoir tenu des propos haineux sur les médias sociaux. Il aurait tenu des propos racistes au lendemain de la tuerie qui a fait six morts à la grande mosquée de Québec.

Nellie Brière qui est consultante en communication numérique et médias sociaux souligne que le public a une responsabilité pour éviter de banaliser la propagation de discours haineux sur le web.

Pour ce faire, elle explique qu'il est possible d'interagir au niveau de l'algorithme d'une plateforme qui priorise les propos les plus populaires.

« La logique veut que si le propos n'est pas intéressant, c'est aux gens de l'enlever, de le signaler, de le retirer pour minimiser son importance. Il faut qu'on apprenne à faire ça, il faut qu'on apprenne à bloquer, à dénoncer », explique Mme Brière.

La spécialiste souligne que les conséquences des propos haineux tenus sur Internet ne sont pas encore bien connues du grand public.

« On n'a pas encore connu de procès là-dessus. Ça va prendre environ un an ou deux avant qu'on en entende parler. On n'en a pas encore tout à fait conscience dans l'espace public. »

La Sûreté du Québec rappelle aux internautes que leurs commentaires publiés en ligne contenant des propos menaçants ou de la propagande haineuse peuvent mener à des accusations criminelles.

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